Les Talentueux: autiste, trisomique, mais artiste avant tout

Autistes, trisomiques... Depuis plusieurs mois, Les Talentueux sont surtout des artistes. Cette joyeuse troupe se produit pour la 1ère fois le 11 juin 2021 près de Bordeaux. Un documentaire dévoilera les coulisses de ce spectacle vecteur d'autonomie.

 

Certains dansent, d'autres poussent la chansonnette, jouent la comédie, d'autres encore font virevolter leur diabolo dans les airs... Accompagnés par des artistes tels que Julie Läderach (violoncelliste), Sylvain Méret (chorégraphe) et Alaa Ashkar (réalisateur), une douzaine de jeunes en situation de handicap du centre occupationnel de jour Ad'Appro (Bordeaux) ont appris à utiliser leur corps comme moyen d'expression, de création. Ces ateliers ont débuté en septembre 2020 dans le cadre d'un projet de médiation artistique entre l'Institut Don Bosco et le collectif Tutti, qui rassemble des artistes européens pluridisciplinaires du spectacle vivant. L'enjeu ? Développer l'autonomie de ces jeunes porteurs de trisomie et d'autisme et favoriser leur inclusion en milieu ordinaire.

Première représentation le 11 juin 2021

Au fil des mois, les talents surgissent et le projet se dessine. Des ateliers artistiques à la création d'un spectacle, il n'y a qu'un pas... Désormais, la joyeuse troupe se fait appeler « Les Talentueux ». Pour la première fois, elle sera en représentation en Gironde au sein de l'Institut Don Bosco de Gradignan les 11 et 17 juin 2021 et au Rocher de Palmer, à Cenon, près de Bordeaux, dans le cadre du festival Un R'festif le 24 juin. « Ce travail artistique permet aux jeunes de découvrir une nouvelle façon de s'épanouir dans leur corps et leur imaginaire. On les voit s'affirmer davantage, prendre une posture plus assurée », se réjouit Emmanuelle Blanc, psychologue clinicienne au sein de l'Institut Don Bosco. Mais le projet ne s'arrête pas là...

Documentaire sur les répétitions du spectacle

L'aboutissement est la réalisation du documentaire Voir et être vu, retraçant les étapes de ce processus créatif « spectaculaire ». Les répétitions ont été filmées par un second groupe de jeunes initiés aux techniques cinématographiques par le réalisateur Alaa Ashkar qui a souhaité les mettre en lumière dans des lieux hors normes tels que le banc d'Arguin, la base sous-marine de Bordeaux ou encore les bassins vides de piscines municipales. A l'ère de la « distanciation sociale », cette aventure humaine singulière a pour ambition de montrer la richesse de la médiation artistique mais aussi du vivre ensemble.

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