Travail

  • SEEPH du 13 au 19 novembre 2017 : quel programme ?

    La 21e Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées (SEEPH) lancée à l'initiative de LADAPT (lien ci-dessous) se tiendra du 13 au 19 novembre. En 2017, elle a pour credo : « Sans limites ! ». Partout en France, plus de 150 actions, dont des conférences, projections de film, débats et autres forums ponctueront ces journées. Auxquelles viennent s'ajouter celles organisées par les associations amies, entreprises, missions handicap, collectivités…

    Inauguration à Paris

    À Paris, donnant le coup d'envoi officiel de cette semaine, une conférence d'ouverture se tiendra le 13 novembre à l'auditorium de l'Hôtel de Ville à partir de 14h. La thématique choisie : « Emploi accompagné et des jeunes diplômés en situation de handicap ». Mais le matin, dès 9h, un autre évènement sur le thème « L'accessibilité numérique, quel impact pour l'emploi des personnes handicapées » est organisé par le Fiphfp (Fonds pour l'insertion de travailleurs handicapés dans le public) à la Bibliothèque François Mitterrand. Le Forum Emploi & handicap parisien aura lieu, quant à lui, le 15 novembre à la halle Georges Carpentier (13e).

     

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-seeph-2017-handicap-853-10329.php

    Source : Handicap.fr

  • Employée en crèche, trisomique : le rêve de sa vie !

    « Un emploi et un diplôme pour tous », c'est la mission d'Agefos PME Auvergne Rhône-Alpes dont l'objectif est de faire évoluer les mentalités. L'association s'attache à développer des parcours sur mesure pour les entreprises et les demandeurs d'emploi en situation de handicap.

    Camille réalise son rêve

    Grâce à son réseau de partenaires, elle a aidé Camille Besson, jeune femme porteuse de trisomie 21, à décrocher un contrat de professionnalisation en CDI chez Garderieland et à réaliser son rêve : travailler auprès des enfants au sein d'une crèche. Un exemple inspirant qui prouve que le potentiel et la motivation dépassent de loin les différences lorsque tous les acteurs travaillent ensemble pour mettre en place un parcours adapté.

    Plusieurs responsabilités

    Apprendre à changer un enfant, donner le repas, participer aux activités et au chant, préparer les biberons… Comme ses trois collègues, Camille a la responsabilité de nombreuses tâches et multiplie les compétences. Éric Giordano, directeur de l'établissement investi auprès de différentes associations agissant en faveur du handicap, s'enthousiasme de cette intégration. « Je la connais depuis qu'elle a 6 ans, confie-t-il. Lorsqu'elle est revenue en France, après 5 ans passés à l'île Maurice, rien ne s'offrait à elle. Son père, que je connais de longue date, m'a demandé s'il était possible de la recruter. »

    Contrat renouvelé

    Après un premier stage de deux mois effectué avec le soutien de Pôle emploi, le contrat de Camille est renouvelé. La jeune femme travaille depuis novembre 2015. « Nous avons eu recours à l'association Pairformhand », poursuit M. Giordano. Cette dernière a mis au point une méthode de formation des professionnels qui se destinent à accompagner les personnes handicapées peu autonome et assure également le suivi psychologique du travailleur.

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://emploi.handicap.fr/art-association-agefos-ocirp-1029-10062.php

    Source : Handicap.fr

  • Chomage, Précarité, Halte aux idées reçues

    Pour la première fois, 25 organisations qui luttent concrètement et quotidiennement contre le chômage et la précarité se sont réunies collectivement pour dénoncer et briser la banalisation du chômage et de la précarité....

    Ils seraient des « assistés », "trop indemnisés", « inemployables », « fraudeurs ». Ils ne chercheraient pas de travail, seraient un poids pour la société, responsables de leur précarité, et s’y complairaient » ; en résumé : « ils sont indignes d’être des citoyens à part entière ». Une manière de rejeter sur les personnes elles-mêmes les conséquences de la mondialisation et de la crise.

    Cette démarche collective inédite s’est incarnée dans un livre manifeste "Chômage précarité : Halte aux idées reçues!". Le cinéaste anglais Ken Loach, primé à Cannes pour son film Moi, Daniel Blake, a soutenu l’initiative en écrivant la préface de cet ouvrage coécrit par 25 organisations. Depuis sa parution le 17 janvier, déjà une centaine d’événements sur tout le territoire ont été réalisés ou sont en cours d’organisation.

     "Idée reçue 5 : Les personnes en situation de Handicap sont incasables" 


    Dans cette Vidéo, Mireille FOUQUEAU Directrice Territoriale Bouches du Rhône/Vaucluse et 

    Véronique Bustreel conseillère nationale Travail - Emploi - Formation & Ressources de l'APF font parties des intervenants. 

     

     

  • Mille et Un Regards lance le Passeport Compétences

    Mille et Un Regards lance le Passeport Compétences, un outil numérique au service des ESAT et EA

    Nous avons rencontré Rachel JEANPIERRE, qui après une carrière chez Opcalia, est aujourd’hui en charge du développement de la société Mille et Un Regards. Cette jeune société située à Francin (73) et spécialisée dans le développement de solutions RH et numériques, a développé une plateforme web coopérative intitulée « Passeport Compétences » qui propose une nouvelle approche de l’insertion professionnelle des personnes  handicapées.

     

    En quoi consiste l’activité de votre société ?
    Notre société « Mille et Un Regards » mets l’innovation numérique au service de l’emploi et de la formation professionnelle des personnes handicapées.  Un de nos objectifs est de permettre à ces personnes, de devenir les bons candidats de demain pour les entreprises et les collectivités.  Permettre aussi au secteur de travail adapté et protégé (STPA) d’être à la hauteur des enjeux de la transition numérique. Nous souhaitons maintenir et développer l’employabilité et la pérennité des postes au sein du Secteur Protégé et Adapté, pour cela, nous avons développé une démarche par les compétences innovante et pro active. Elle est simple, efficace et structurée grâce à notre solution numérique « Passeport Compétences », qui peut être mise en oeuvre au sein de tous types de structures médico-sociales et éducatives.

    Quels sont les atouts du Passeport Compétences Mille et Un Regards?

    Notre plateforme web permet d’assurer un continuum entre les différents acteurs présents dans le parcours éducatif, formatif et professionnel des personnes en situation de handicap grâce à ses différents niveaux d’accès. À partir de différents champs de compétences (personnelles, socio-professionnelles, professionnelles…) évaluées par des professionnels et autoévaluées par le bénéficiaire, ont aboutit à des constats partagés qui amènenet à un plan d’accompagnement personnalisés en lien avec les souhaits de la personne, de son autonomie, de ses soins et bien sûr de ses capacités. Ce logiciel offre alors à la structure utilisatrice une vision globale sur ses besoins en compétences, en formations, en stages, et les possibilités de mobilité interne et/ou externe de ses salariés/usagers.

    Au final, l’outil va permettre aux salariés/usagers de mieux situer leur niveau de compétences et les perspectives sociales et professionnelles qui s’offrent à eux. Il va contribuer à leur professionnalisation, et faire ainsi monter la qualité et le niveau des prestations proposées par  leur l’établissement. Les entreprises pourront choisir les compétences dont elles ont exactement besoin,  et envisager des projets de mise à disposition, de détachement, voire de structures hors-mur. Ce qui se profile, c’est une sortie vers l’entreprise ordinaire dans les meilleures conditions de réussite.  De manière plus indirecte, cette démarche permettra au STPA d’accompagner ses salariés et ses usagers au niveau des qualifications et des prestations attendues par les clients et les entreprises.

     

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://www.handirect.fr/mille-et-un-regards-emploi/

    Source : Handirect

  • À 27 ans, j'ai une sclérose en plaques. Je dois lutter pour qu'on me laisse travailler

    Eric a 27 ans. L’année dernière, après un malaise sur son lieu de travail, on lui a diagnostiqué une sclérose en plaques. Du jour au lendemain, sa vie a été bouleversée. Pourtant, le combat le plus difficile à mener n’est pas celui auquel on pourrait s’attendre : depuis trois mois, Eric se bat pour avoir le droit de travailler. Témoignage.

    Tout commence à la fin du mois de février 2016. Je ressens quotidiennement des douleurs à la jambe gauche, elles me déstabilisent, un peu comme si j’étais alcoolisé. Ma main gauche, elle aussi, me fait mal et me brûle. Ça s’amplifie de jour en jour. J’ai progressivement des vertiges, des maux de tête, des troubles de la parole et même de la vision… Je sens bien qu’il y a un problème et je vais voir un médecin. Ce dernier me dit que ce n’est pas grave, que tout ça peut s’expliquer parce que je suis trop stressé.

     

    Un mois plus tard, je m’écroule sur mon lieu de travail. En quelques heures, les symptômes se sont intensifiés, si bien que je suis pris en charge par les pompiers. S’ensuit une hospitalisation. Je passe une batterie d’examens aux urgences, parmi lesquels une IRM, un scanner et une prise de sang. Sur les résultats de la première, on voit clairement des inflammations du cerveau qui prennent la forme de plaques blanches. Au fil des heures, le regard des soignants qui m’entourent commence à changer.

     

    Le diagnostic, c’est un choc électrique qui parcourt tout votre corps

     

    Un jour, un interne vient me voir dans ma chambre, au service neurologie de l’hôpital. Il s’assoit à côté de moi, regarde son dossier, me regarde ensuite et m’annonce qu’ils suspectent une sclérose en plaques. Il m’explique que c’est une maladie neuro-dégénérative incurable, qui se traite pourtant bien de nos jours.

     

    Le diagnostic, c’est comme un choc électrique qui vous traverse de la pointe des cheveux jusqu’à la plante des pieds. En tant que pompier volontaire, j’entendais souvent des gens me dire : "J’ai été frappé par la maladie". Ce jour-là, je prends très bien conscience de ce qu’ils ont pu ressentir quand on a mis un nom sur ce dont ils souffraient.

     

    L’interne n’avait pas dit à son chef de service qu’il m’avait vu. Ce dernier s’est donc empressé de venir me rassurer. Je n’en veux pas à l’interne mais je sais que je n’oublierai jamais ses mots. J’ai tout de suite été placé sous cortisone pour plusieurs jours : d’après les médecins, il n’y a que ça qui permet de ralentir les poussées de la maladie.

     

    Pour lire l'article dans son intégralité : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1660497-a-27-ans-j-ai-une-sclerose-en-plaques-je-dois-lutter-pour-qu-on-me-laisse-travailler.html

    Source : L'OBS le plus 

  • Marie-Hélène, aveugle, veut ouvrir sa crêperie dans le noir

    La main tendue au-dessus de sa crêpe, Marie-Hélène signale à son formateur qu"'il manque de la pâte", "je sens des trous, la chaleur dégagée est plus forte" : la stagiaire, aveugle, suit une formation de maître-crêpier à Rennes. "Il a fallu passer une première barrière, qu'on m'accepte dans la formation malgré le fait qu'elle ne soit pas adaptée", explique Marie-Hélène Dougnac, une enseignante-chercheuse de formation qui élève seule ses quatre enfants sur l'Ile de Noirmoutier.

    Une formation sur mesure

    "Si j'attends qu'une formation soit adaptée, je vais attendre toute ma vie !", lance l'enseignante de 46 ans, qui a perdu l'usage de la vue à 29 ans. Fin 2016, elle contacte "un peu par hasard" l'école de cuisine EMC³ à Rennes, où l'un des formateurs mûrit déjà l'idée d'une formation adaptée à son handicap. Le chef Denis Bertrand la rencontre pour déterminer ses besoins et sa motivation et finit par se laisser convaincre et autoriser Marie-Hélène à intégrer l'école. Aidé de sa fille, ergothérapeute, le chef va organiser le découpage
    journalier de la formation qui s'étale sur cinq jours : déplacement dans la cuisine, préparation de la pâte à crêpes, maniement du matériel professionnel..

     

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-creperie-aveugle-formation-853-9542.php

    Source : Handicap.frmarie-helene-aveugle-veut-ouvrir-sa-creperie-dans-le-noir-9542.jpg

  • L’APF partie prenante de l’ouvrage collectif « Chômage, précarité : halte aux idées reçues ! »

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    Pour la première fois, 25 organisations qui luttent concrètement et quotidiennement contre le chômage et la précarité se réunissent pour dénoncer, dans un livre, 26 idées reçues sur ces problématiques. Une démarche collective inédite soutenue par le cinéaste anglais Ken Loach, qui a écrit la préface.

    L’APF, partie prenante du projet, a rédigé l’idée reçue n°12 sur les personnes en situation de handicap : « Les chômeurs en situation de handicap sont incasables ! ».

    Le livre « Chômage, précarité : Halte aux idées reçues ! » paraîtra le 19 janvier.

    Pour lire le dossier de presse, cliquez ici

    Pour lire l’intervention de Pascale Ribes, vice-présidente de l’APF, à la conférence de presse de lancement de ce jour, cliquez ici

    Pour suivre l’actualité du livre et les événements autour de celui-ci, rendez-vous sur la page Facebook et/ou le compte Twitter dédiés.

     

    Source de l'article : http://www.reflexe-handicap.org/

  • Aidants: Mener une vie professionnelle reste complexe

    Travailler tout en soutenant un proche au quotidien reste un casse-tête pour la plupart des aidants.

    79% des aidants ont du mal à concilier leur investissement auprès d’un proche avec leur vie professionnelle. C’est ce que met en avant le sondage réalisé par l’association France Alzheimer et maladies apparentées auprès des « Proches aidants en activité professionnelle » suite à la Journée nationale des aidants qui a eu lieu le 6 octobre dernier.

    Parmi les autres constats qui ressortent de cette enquête :
    – 90% des proches aidants ressentent davantage de fatigue et de stress ;
    – 30% estiment toutefois que cela leur permet de développer des qualités d’écoute, d’empathie, de prise de recul et d’organisation ;
    – 85% consacrent moins de temps à leur vie sociale et à leurs loisirs ;
    – 70% consacrent moins de temps aux autres membres de leur famille ;
    – 1 aidant sur 2 n’en n’a pas parlé à sa hiérarchie pour des raisons multiples ;
    – Pour 96% d’entre eux, avoir une activité professionnelle permet de penser à autre chose et leur procure une satisfaction.

    L’enquête démontre également une réelle attente de soutien, notamment à travers un aménagement du temps de travail, un service d’écoute et d’information, un droit à une formation d’aidant, une plateforme de discussion entre aidants.

    Source : Handirect 

  • C'est mon histoire ! « Chef d’entreprise, je n’embauche que des personnes handicapées. »

    Serge Dessay a passé six ans en fauteuil roulant. Après cette expérience, il décide de créer une entreprise. La raison ? Donner du travail aux personnes handicapées. Aujourd’hui, à Hotravail, ces dernières représentent 96 % des effectifs.

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    « Je me suis retrouvé en fauteuil à 24 ans après un accident dans l’armée. Fracture des jambes, du bassin, coma… J’en suis sorti entièrement paralysé du côté gauche. Les médecins étaient catégoriques : je ne remarcherais jamais. Six ans plus tard, j’étais debout.

    Je suis la preuve que la médecine, science très précise, dit souvent des bêt

    ises. Et j’en parle aisément : je me destinais à être psychiatre. Mais cet accident a changé le cours de ma vie. Je suis devenu patron en  lançant mon entreprise de service aux particuliers en 1990.

    Recruter et vendre d’abord des compétences

    Hotravail  emploie 380 salariés, à 96 % des travailleurs handicapés, au sein de quatorze structures du grand Sud-Ouest, de Saintes à Avignon. Nous assurons l’entretien de plateformes logistiques d’Auchan, la maintenance de vélos de La Poste, la pose des futurs compteurs Linky d’EDF…

    J’embauche et je vends d’abord des compétences. Nullement du handicap. Notre but ? Un travail bien fait. Pour cela, nous pensons l’organisation du travail en intégrant les handicaps de chacun. C’est sans doute la principale différence avec une entreprise lambda.

    Favoriser l’émulation grâce à la diversité

    Quand un chantier se présente, seule la capacité du salarié à pouvoir réaliser une partie du boulot en complément des autres est jaugée. C’est efficace et beaucoup plus productif. Chacun apporte sa compétence au groupe et tire les autres vers le haut. La diversité favorise l’émulation.

    Penser l’adaptation du travail nous donne aussi parfois une longueur d’avance. Comme l’un de nos jardiniers maniait difficilement les tondeuses thermiques, nous avons fait venir des États-Unis une machine électrique télécommandée. Un fort coût mais elle fait le travail de cinq personnes !

    Un autre salarié, atteint par la maladie de Friedreich, ne pouvant plus écrire, nous avons mis en place un numéro vert pour qu’il dicte, depuis un téléphone dans sa voiture, ses devis à une secrétaire de production. Résultat ? Ses devis partaient le lendemain alors qu’ils mettaient trois ou quatre jours dans les autres services. Évidemment, le numéro vert a été étendu à tout le groupe.

    Créer le plus de postes possible

    Nous avons le statut d’entreprise adaptée. À ceux qui disent que nous réussissons grâce aux subventions publiques, aux aides aux postes, je réponds que nous faisons gagner

    de l’argent à tout le monde. Quand l’État donne 1 € à une entreprise adaptée, il récupère 1,40 €. Une étude de KPMG (réseau international de cabinets d’audit et de conseil exerçant dans 155 pays, NDLR) le confirme.

    Pourtant, Hotravail n’a pas été facile à créer. Administrativement, une galère. Deux ans à convaincre les services de l’État de l’intérêt du projet et à obtenir l’agrément d’atelier protégé. En pratique, une réussite. Je suis passé de deux salariés à quinze en six mois. Cinq ans plus tard, une cinquantaine et une ouverture à de nouveaux métiers en fonction des demandes des clients. De grands groupes travaillent avec nous : Orange, Airbus, Safran…

    L’emploi des personnes handicapées rapporte ! C’est pour raison qu’il faut créer le plus possible de postes. Ce que je fais depuis un quart de siècle. Et c’est une aventure passionnante alors que, dans une autre vie, j’aurai peut-être été un psychiatre ennuyeux ! » Propos recueillis par Aurélia Sevestre

     

    Source : Faire face

  • Le congé de proche aidant remplace le congé de soutien familial

    Le « congé de proche aidant » entrera en vigueur le 1erjanvier 2017.

    Il se substituera à l’actuel « congé de soutien familial ». Cette mesure, issue de la Loi du 28 septembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, vient d’être officialisée par le Décret n°2016-1554 du 18 novembre 2016.

    Congé de proche aidant/ Congé de soutien familial : Qu’est-ce qui va changer ?

    Le Décret du 18 novembre 2016 établit trois changements principaux :

    • Il élargit le champ des personnes autorisées à prendre un congé pour exercer leur rôle d’aidant. En effet, le congé de soutien familial s’adresse seulement aux salariés ayant un lien de parenté avec la personne aidée, ainsi qu’aux conjoints et aux concubins ayant contracté un PACS. Le congé de proche aidant s’adressera à ces mêmes personnes, mais il concernera aussi les « proches aidants sans lien familial et les aidants de personnes accueillies en établissement ». Le décret ajoute que le congé de proche aidant pourra également s’appliquer au salarié dans le cas d’une « aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits et stables ».
    • Comme le congé de soutien familial, le congé de proche aidant reste un congé sans solde, d’une durée pouvant aller jusqu’à 3 mois et renouvelable une fois. Cependant, à la différence du congé de soutien familial, le congé de proche aidant pourra être fractionné et/ou transformé en périodes d’activité à temps partiel.
    • Le congé de proche aidant sera moins contraignant pour le salarié en termes de délai de prévenance de l’employeur. Alors que la demande de congé de soutien familial devait être adressée à l’employeur au minimum deux mois à l’avance (15 jours à l’avance dans des cas d’urgence), la demande de congé de proche aidant devra être adressée à l’employeur au minimum 48h à l’avance.

    Vous trouverez ici l’intégralité du Décret du 18 novembre 2016.

    Source: HANDIRECT