Scolarité

  • Déficients auditifs : l'école maltraite leurs tympans ?

    Environ 12 000 élèves avec déficience auditive suivent les enseignements dans les écoles françaises (source Éducation nationale). Plus de 40% d'entre eux sont en inclusion individuelle en classe. Environ 500 enfants par an sont équipés d'implants cochléaires et 2 enfants sur 1 000 naissances se voient équipés d'aides auditives au cours de leur vie scolaire. Les troubles de l'audition toucheraient par ailleurs 20% des jeunes âgés de 18 à 20 ans en raison de traumatismes sonores aigus. Ces enfants vont être plus particulièrement gênés par le bruit dans les classes, dans la cours de récréation et à la cantine. La nuisance sonore peut alors réellement être considérée comme un agent pathogène et affaiblissant les potentiels.

    Agressés par le bruit à l'école

    Face à ce constat, l'association JNA (Journée nationale de l'audition) invite à accentuer les efforts de réduction du bruit dans les classes et à développer un programme de qualité de vie dans les établissements scolaires. Selon une enquête menée en 2016 (JNA-Ifop), 4 jeunes sur 10 indiquaient en effet se sentir « agressés » par le bruit à l'école. Cette gêne concerne tous les enfants et peut provoquer des symptômes ORL tels qu'une fatigue auditive normalement passagère ou des troubles plus sérieux de l'audition. La simple fatigue auditive modifie les capacités de compréhension de la parole de l'enseignant. Chez les enfants appareillés, malgré la présence de réducteurs de bruit intégrés dans les aides auditives et implants cochléaires, l'intelligibilité de la parole de l'enseignant peut alors être altérée, ce qui peut engendrer nervosité chez l'élève qui se sent agressé par le bruit ou doit produire des efforts supplémentaires pour comprendre.

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-ecole-deficients-auditifs-24-10213.php

  • Enfants aveugles à l'école ? Trop de familles dans l'impasse

     Nous formons une équipe solide mais ne sommes plus en capacité de proposer un accompagnement, pourtant indispensable, à tous ceux qui nous contactent ». Patricia Zmudzinski est psychologue et coordinatrice remplaçante au Sessad (Services d'éducation spéciale et de soins à domicile) Voir ensemble de Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire. Ouvert en septembre 2014, ce service est spécialisé dans les enfants déficients visuels. Il compte deux enseignants, dont un qui maîtrise le braille. Ici, toutes les prises en charge se font à domicile. « Nous avons un agrément pour 14 jeunes mais avons atteint un effectif de 40 enfants », précise Patricia. Sans budget ni personnel supplémentaire, l'équipe a dû mettre en place une liste d'attente…

    Budget insuffisant

    À plusieurs reprises, Patricia et ses collègues ont interpellé l'ARS (Agence régionale de santé) pour tenter d'augmenter le nombre de places disponibles. Demande refusée à chaque fois. Le motif ? Pas d'argent ! Le Sessad, qui a atteint ses capacités maximales, reste pourtant sollicité par de nombreuses familles au quotidien. « Malgré notre investissement, nous sommes frustrés de ne pas pouvoir proposer mieux, faute de temps, confie Patricia. D'un côté, on enlève les AVS (assistants de vie scolaire) aux élèves et, de l'autre, on ne nous donne pas les moyens pour proposer suffisamment d'accompagnement. » La psychologue, qui travaille 17h30 par semaine, ne peut accompagner que trois jeunes par semaine puisqu'en zone rurale se rendre au domicile de la personne nécessite souvent une heure de trajet.

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-ecole-sessad-aveugle-853-10179.php

    Source : Handicap.fr

  • Enfants épileptiques : Une école bretonne spécialisée

    Une école bretonne spécialisée dans l’accueil des enfants épileptiques

    Finies les moqueries et les rejets, des enfants épileptiques sont accueillis pour leur scolarité dans le centre de Toul ar C’hoat en Bretagne. Depuis 1959, la structure souhaite créer une dynamique de réussite chez les jeunes de 8 à 17 ans qu’elle accompagne.

    Il existe une multitude d’épilepsies, aux origines diverses et aux symptômes multiples. L’intensité des maladies est parfois telle que la scolarité est chaotique, les structures ordinaires restant assez inadaptés aux besoins de ces enfants. L’association pour les Soins et L’Education des Jeunes Epileptiques, devenue aujourd’hui le centre Toular C’hoat reçoit des enfants en échec scolaire et propose un triple accueil basé sur un projet de scolarité, de soins et d’éducation adaptée. La pédagogie se veut proche des élèves, en respectant les difficultés de chacun : problèmes de concentration, troubles de la mémoire, troubles de la vision dans l’espace. Il n’existe effectivement pas une mais des épilepsies aux origines diverses et symptômes multiples. Les professeurs, sensibilisés aux maladies, adaptent le programme de la journée en fonction de l’état de santé de l’élève et de ses difficultés connexes : troubles logico mathématiques, troubles neuro-visuels ou du langage, problèmes de concentration, troubles de la mémoire, troubles de la vision dans l’espace …

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://www.handirect.fr/enfants-epileptiques-bretagne/

    Source : Handirect 

     

  • Rentrée 2017: chaque enfant avec notification aura une AVS

    Quoi de neuf pour cette rentrée 2017 ? Le gouvernement réaffirme s'engager en faveur de l'accompagnement des élèves en situation de handicap. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, définissent ce "droit fondamental" comme une "priorité absolue du gouvernement".

    8 068 emplois supplémentaires en 2017

    "Le Président de la République s'est engagé à ce que chaque élève en situation de handicap puisse bénéficier d'un accompagnement", précise leur communiqué commun publié le 26 août. Cette promesse sera tenue dès la rentrée 2017, grâce à la mobilisation par l'Éducation nationale de plus de 80 000 accompagnants (50 000 contrats aidés, 22 000 AESH et 8 000 nouveaux emplois d'AESH). Ce sont exactement 8 068 emplois supplémentaires (équivalents temps plein) qui sont créés par rapport à 2016 "afin de couvrir l'ensemble des besoins. Pour l'année scolaire 2017-2018, 164 000 élèves sont concernés, soit une progression de 12% par rapport à la rentrée 2016.

     

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-AVS-ecole-handicap-853-10124.php

    Source : Handicap.fr

  • Allocation de rentrée en maternelle : en cas de handicap ?

    Les Caisses d'allocations familiales (CAF) verseront à partir du 17 août 2017 (à La Réunion et Mayotte, le versement est intervenu dès le 3 août) l'allocation de rentrée scolaire (ARS) à plus de 2,8 millions de familles. Elle est accordée sous conditions de ressources aux parents ayant des revenus modestes. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, rappelle que l'ARS "vise à aider les familles à faire face aux dépenses liées à la rentrée scolaire de leurs enfants". Elle concerne les élèves, à partir de 6 ans, qui rentrent à l'école élémentaire, marquant ainsi le début de la scolarité obligatoire. Elle peut être attribuée jusqu'à 18 ans.

    Maintien en maternelle et handicap ?

    Depuis la rentrée 2015, rappelons que l'ARS est également versée aux élèves en situation de handicap de plus de 6 ans qui sont pourtant maintenus en maternelle. Une "mesure d'équité" qui mettait "fin à une situation préjudiciable à leur bonne intégration à l'école" avait déclaré à l'époque la ministre de la Santé Marisol Touraine. Cette action avait été menée à l'initiative d'un collectif réunissant des parents d'enfants handicapés.

    Quels revenus ?

    Pour en bénéficier, les ressources du foyer ne doivent pas dépasser 24 404 € pour 1 enfant à charge, 30 036 € pour 2 enfants à charge, 35 668 € pour 3 enfants à charge (+ 5 632 € par enfant en plus). En cas de léger dépassement, une allocation différentielle peut être versée.

    Quel montant ?

    Pour la rentrée 2017, l'allocation de rentrée scolaire s'élève à : 
    • 364,09 euros pour les enfants de 6 à 10 ans 
    • 384,17 euros pour les enfants de 11 à 14 ans
    • 397,49 euros pour les enfants de 15 à 18 ans.

     

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-ARS-handicap-maternelle-853-10094.php

    Source : Handicap.fr

  • Élèves handicapés : l’école à peine finie, la rentrée se prépare

    Haize, un jeune garçon polyhandicapé, s’apprête à entrer en CP. Un droit obtenu de haute lutte. L’inclusion en école ordinaire reste un combat pour de nombreux parents d’enfants handicapés. Chaque année, plusieurs centaines d’entre eux saisissent le médiateur de l’Éducation nationale. Le gouvernement veut « rénover » l’accompagnement de ces élèves pour améliorer leurs conditions de scolarisation.

    Finie la maternelle. En septembre, Haize va entrer en CP, dans son école d’Urrugne (Pyrénées-Atlantiques). Rien d’extraordinaire pour un enfant de 7 ans ; moins banal pour un gamin polyhandicapé. Mais ses parents ont toujours veillé à ce qu’il suive sa scolarité en milieu ordinaire. Malgré les réticences des professionnels.

    « Lorsque j’ai voulu scolariser Haize, cela a été pris comme quelque choses d’incongru, raconte Nora Poulain, sa mère. J’ai expliqué que, comme tous les petits garçons de 3 ans, il avait besoin d’aller à l’école. Mais j’ai dû me battre. » Et elle a obtenu gain de cause. Pour la maternelle puis pour le CP.

    Programme pédagogique adapté

    Comme ses parents l’ont demandé, Haize va donc deux jours par semaine à l’école. Le reste du temps, il est accueilli dans un établissement spécialisé. Dans sa classe, il est accompagné par une auxiliaire de vie scolaire (AVS). Et le programme pédagogique a été adapté à ses capacités. « La scolarisation lui a permis de faire des acquisitions », se félicite Nora Poulain.

    Pour lire l'article dans son intégralité : http://www.faire-face.fr/2017/07/03/ecole-handicap-rentree/

    Source : Faire Face

  • Les barrières à la scolarisation d’élèves handicapés persistent

    Dix ans après la loi de 2005, le nombre d’enfants et adolescents handicapés scolarisés en « milieu ordinaire » a presque doublé.

    Des progrès, mais peut mieux faire. Telle est l’appréciation donnée par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) à la scolarisation des élèves handicapés. Après une décennie (2005-2015) de progrès jugés « fulgurants » en la matière, qui a vu les portes de l’école s’ouvrir à ces enfants, l’instance d’évaluation a présenté, jeudi 11 février, ses préconisations pour que l’on s’approche davantage de l’idéal d’une école « inclusive ». Cette présentation fait à la suite d’une conférence de comparaisons internationales sur le sujet, organisée les 28 et 29 janvier en présence de décideurs.

    D’abord, les succès. Dix ans après la loi de 2005, qui a instauré un droit à la scolarisation pour tous les enfants et adolescents handicapés, la situation s’est considérablement améliorée. En une décennie, le nombre d’élèves handicapés scolarisés en « milieu ordinaire », c’est-à-dire dans une école lambda, a presque doublé (252 285 élèves en 2014 contre 133 838 en 2004). Aujourd’hui, la moitié des élèves handicapés sont scolarisés dans une classe ordinaire et bénéficient, si besoin, de l’accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire. Un quart est scolarisé dans une classe spécialisée d’une école ordinaire. Près de 20 % suivent leur scolarité dans un établissement médico-social ou à l’hôpital. Cette évolution concerne tous les niveaux de la scolarité, de la maternelle au lycée, et tous les types de handicap – même si les déficiences intellectuelles sont moins représentées en milieu ordinaire que les déficiences physiques


    Pour lire l'article dans son intégralité : http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/02/12/handicap-a-l-ecole-peut-mieux-faire_4863978_3224.html

    Source : Le monde 

  • École et handicap : le Défenseur des droits fait encore et toujours la leçon

    Dans un récent rapport, le Défenseur des droits recense les problèmes récurrents que rencontrent toujours les élèves en situation de handicap et leurs parents pour faire valoir leur droit à la scolarisation. Il rappelle aussi les principes s’appliquant à l’école. Reste à savoir s’il sera entendu.

    « L’augmentation indéniable du nombre d’enfants handicapés scolarisés depuis 2005 ne saurait cacher les difficultés rencontrées dans leur accompagnement. » Ces « difficultés », le Défenseur des droits les détaille dans son rapport 2016 sur les droits de l’enfant, rendu public vendredi 18 novembre. Elles contribuent sans doute à expliquer que plus d’un élève handicapé sur deux quitte l’école ordinaire avant ses 10 ans.

    Il s’inquiète, entre autres, « des problèmes spécifiques rencontrés par les enfants autistes » pour bénéficier d’une scolarité en milieu ordinaire. Ou bien encore de la scolarisation à temps partiel non souhaitée. « La scolarisation à temps complet reste un droit, note-t-il. (…) La quotité horaire de présence en classe de l’enfant ne saurait être fondée sur des considérations d’organisation ou de charge de travail supplémentaire pour l’équipe éducative. »

    AVS notifié mais pas affecté

    Autre source importante de réclamations : l’accompagnement humain à l’école. La MDPH attribue, en effet, des heures d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) aux élèves en ayant besoin. Or, régulièrement, le rectorat n’affecte pas cet AVS. Le Défenseur des droits est également saisi en raison « des changements fréquents » d’AVS, « ce qui peut être très insécurisant pour certains enfants handicapés ».

    Déscolarisation trop longue et manque d’AVS

    À ces problèmes s’ajoute le manque de places en établissements et services médico-sociaux. Cela a « pour conséquence le maintien de l’enfant au domicile familial avec pour corollaire une déscolarisation souvent très longue ».

    Autre répercusion : faute de pouvoir être accueilli en institut médico-éducatif, l’enfant est orienté en Ulis – une classe rassemblant des élèves handicapés au sein d’une école ordinaire – ou en classe ordinaire avec un accompagnement individuel. Les Ulis se retrouvent alors saturées et les académies ne parviennent pas à répondre aux demandes d’AVS.

    Un PPS indispensable mais mal utilisé

    Le projet personnalisé de scolarisation précise les mesures à mettre en place pour chaque enfant handicapé. Pour l’élaborer, l’équipe pluridisciplinaire de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est tenue d’évaluer les besoins de l’enfant. Elle doit le faire sur la base du guide d’évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation (Geva-Sco) renseigné par l’enseignant, les parents de l’enfant, etc.

    Or, « le GEVA-Sco est encore mal connu des professionnels de terrain, note le Défenseur des droits. D’autre part, lorsqu’il est utilisé, il est souvent seulement renseigné par l’enseignant. Parfois, les MDPH reprennent les préconisations contenues dans le compte-rendu de l’équipe de suivi de scolarisation sans évaluation de la situation de l’enfant. »

     

    Voyages scolaires inégalitaires

    Les voyages scolaires constituent, eux aussi, une source de litiges. « Ces situations sont mal anticipées par les équipes éducatives, ce qui ne permet pas toujours de trouver la solution la plus adaptée à l’enfant », souligne le Défenseur des droits.

    De plus, lorsque les aménagements à mettre en place entraînent des dépenses supplémentaires, l’école demande aux familles de payer. Or, « en vertu de l’article L.112.1 du Code de l’éducation, la prise en charge d’éventuels frais supplémentaires devrait être assurée par l’Éducation nationale. »

    Université mal accompagnée

    Dans l’enseignement supérieur, la situation s’avère encore plus préoccupante. « Le dispositif des accompagnants des élèves en situation de handicap, prévus par la loi et mis en place dans le primaire et le secondaire, n’est pas maintenu à l’université », regrette le Défenseur des droits.

    Seuls le BTS ou les classes préparatoires, se déroulant dans un lycée, permettent de continuer à en bénéficier. Certains étudiants handicapés ne sont donc pas en mesure de poursuivre leurs études. Ou alors, ils sont amenés à décider de leur orientation en fonction des accompagnements proposés. Un choix subi inacceptable. Franck Seuret

    Le périscolaire en questions

    Il n’y a pas que l’école dans la vie. Il y a aussi la cantine et les temps d’activités périscolaires. La participation des enfants handicapés soulève deux types de questions :

    – Qui doit payer les frais de transport entre le domicile et le lieu d’activité périscolaire ou entre l’établissement et la cantine pour les élèves ne pouvant utiliser les transports en commun en raison de leur handicap ? C’est au Conseil départemental de les prendre en charge, souligne le Défenseur des droits : « Un refus est illégal. »

    – Les enfants peuvent-ils bénéficier, si nécessaire, d’un AVS ? « Dès la rentrée 2015-2016, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie a donné des instructions aux MDPH afin que les besoins d’accompagnement de l’enfant sur le temps périscolaire soient évalués dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation », rappelle le Défenseur des droits.

    Source : faire face