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  • CP : Sclérose en plaques : faire face aussi à la difficulté de mener une vie professionnelle

    Sclérose en plaques : faire face aussi à la difficulté de mener une vie professionnelle

     

     

    Paris, le 18 mai 2017 - Pour la première fois en France, une étude initiée par Roche portant sur 800 personnes intégrant plusieurs populations (personnes malades, aidants, employeurs et population active) se penche sur l’impact de la sclérose en plaques (SEP) dans la sphère professionnelle. Cette maladie touche aujourd’hui environ 10 personnes par jour en France[1] et fait partie des affections de longue durée (ALD), avec un diagnostic posé en moyenne à 30 ans[2], c’est-à-dire dans les premières années de la vie professionnelle.

     

    A la veille de la Journée Mondiale de la Sclérose en Plaques (31 mai), Roche en partenariat avec Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (UNISEP) et l’Association des Paralysés de France (APF) se mobilise pour mettre en lumière les freins à l’insertion et au maintien dans l’emploi des personnes atteintes de SEP et de leurs aidants et souligner le bénéfice de leur intégration pour les entreprises et pour l’ensemble de la société.

     

     

    La SEP : un frein à l’embauche et aux évolutions de carrière

     

    Maladie inflammatoire chronique et invalidante du système nerveux central, la SEP a pour caractéristique d’évoluer de manière imprévisible*. Avec un diagnostic posé en moyenne à 30 ans, la SEP pénalise ceux qui sont touchés par la maladie, parfois avant même leur entrée sur le marché du travail : 87% des personnes atteintes de SEP considèrent que cette dernière est un véritable frein pour trouver un travail.

    Du côté des employeurs, la moitié estime que le frein le plus important à l’embauche d’une personne présentant ce type de maladie invalidante réside dans le caractère aléatoire de son évolution. De la même manière, plus de 3/4 des aidants affirment que le caractère aléatoire et imprévisible de la SEP a eu une incidence sur leur vie professionnelle. Elle est ainsi également vécue de la part des aidants comme un obstacle majeur à l’évolution de leur carrière.

     

    “ La SEP a un fort impact sur la qualité de vie des patients notamment parce que la sévérité des symptômes est impossible à anticiper. Dans les premiers temps, cette maladie est invisible pour les autres mais déjà pénalisante pour les personnes qui en sont atteintes ”, explique le docteur Paul-Henri Depoortere, directeur médical neurosciences de Roche France.

     

     

    Une maladie encore méconnue et une mobilisation insuffisante des acteurs

     

    Interrogées sur les difficultés rencontrées dans leur quotidien professionnel, les personnes atteintes de SEP pointent en premier lieu la nécessité d’une meilleure information et sensibilisation des employeurs et des collaborateurs sur les spécificités de cette pathologie qui se traduit par de nombreux troubles : moteurs, de l’équilibre, sensitifs, cognitifs et visuels. Pour 87% d’entre elles, c’est aujourd’hui avant tout le manque d’information à destination du grand public qui constitue un frein à leur maintien dans l’emploi. Ce constat est d’ailleurs largement partagé : si 7 Français sur 10 déclarent avoir entendu parler de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, 80 % disent aussi ne jamais avoir assisté à une campagne de sensibilisation au handicap en entreprise dans leur vie professionnelle.

     

    L’enquête met également en lumière un véritable manque d’implication de la part des acteurs clés (pouvoirs publics, dirigeants d’entreprise, organisations syndicales, RH). 90% des personnes malades interrogées pensent que les pouvoirs publics ne prennent pas en compte le sujet de l’intégration de travailleurs en situation de handicap dans les entreprises (dont 41% pensent qu’ils ne le font pas du tout). 78% d’entre eux pensent la même chose des dirigeants d’entreprises et 75% des organisations syndicales.

     

     

    Parler de sa maladie : un moyen de favoriser le maintien dans l’emploi

     

    Si l’annonce de la maladie est une démarche très difficile pour les personnes diagnostiquées, l’enquête révèle que la transparence sur sa maladie facilite le maintien dans l’emploi et la vie en entreprise. Près de 90% des personnes interrogées indiquent avoir fait le choix d’annoncer leur maladie à leur employeur et à leurs collègues. Le dire a été pour une majorité d’entre eux (70%) une source d’amélioration du quotidien au travail par une prise en compte proactive et bienveillante des employeurs et des collègues. Pour 1 sur 2, desmesures spécifiques ont été mises en place par la suite, avec en premier lieu un aménagement des horaires (pour 2/3 d’entre eux).

     

    “ La méconnaissance de la maladie engendre logiquement la peur. Les collaborateurs qui ont parlé de leur maladie ont vu, dans la grande majorité des cas, leurs conditions de travail s’améliorer. Le fait que l’employeur et les collègues soient informés les rend bienveillants tant dans l’aménagement du poste de travail que le type de missions confiées ”, confirme Carole de Mulatier, coordinatrice au sein de l’Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (UNISEP).

     

    Signe d’une amélioration de la prise en compte du handicap dans l’entreprise, pour 22% des personnes qui ont bénéficié d’aménagements dans leur travail, ces derniers ont été réalisés à l’initiative de l’employeur sans expression préalable du besoin du salarié. Interrogés sur ce sujet, 1 employeur sur 2 pense d’ailleurs qu’intégrer un travailleur handicapé représente une opportunité de repenser l’organisation des équipes. Pour 58% d’entre eux, il s’agit d’une occasion de revoir la répartition des missions au sein de l’équipe et pour 46%, un moyen de renforcer l’esprit d’équipe et la solidarité entre ses membres.

    Faut-il y voir un début d’évolution des mentalités ou le signe que l’inclusion dans la sphère professionnelle de personnes ayant une maladie invalidante, telle que la SEP, peut créer de la valeur pour la société ?

    “ Tous les acteurs de l’emploi doivent lutter ensemble contre les préjugés que les employeurs et les salariés peuvent avoir sur la maladie. L’expérience me fait dire que la personne atteinte d’une maladie chronique telle que la SEP peut être différemment productive, différemment organisée, différemment intégrée, mais être toujours un excellent collègue et collaborateur ”, affirme Véronique Bustreel, conseillère nationale Travail-Emploi-Formation au sein de l’Association des Paralysés de France (APF).

     

    *A propos de la Sclérose en Plaques (SEP)

    • La sclérose en plaques, communément appelée SEP, est une maladie inflammatoire chronique et invalidante du système nerveux central. C’est la première cause de handicap non traumatique chez l’adulte jeune, avec plus de 2,3 millions de personnes atteintes dans le monde. Elle se déclare en moyenne entre 20 et 40 ans, avec une forte prédominance féminine : 3 femmes pour 1 homme. 
    • Les symptômes sont imprévisibles. La gêne neurologique s’installe progressivement et s’accompagne de poussées entraînant des symptômes gênants tels que des troubles moteurs (faiblesse musculaire, problèmes de coordination), des troubles de l’équilibre, des troubles sensitifs (diminution de la sensibilité), des troubles cognitifs (altération de la mémoire et de la concentration), des troubles visuels. Ces effets sont variables en durée et en intensité d’un patient à l’autre. Avec le temps et sans traitement, la sclérose en plaques peut évoluer et entraîner des handicaps permanents.
    • La SEP a un fort impact sur la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes et en conséquence réduit les capacités à travailler et à vivre pleinement sa vie sociale.

     

    A propos de Roche Pharma France

    Troisième laboratoire pharmaceutique en France, Roche SAS est la filiale française du groupe Suisse Roche. En France comme dans le monde, Roche est N°1 à l’hôpital, en biotechnologies et en cancérologie. Roche SAS emploie plus de 1000 personnes. En 2016, Roche SAS a investi 78 millions d'euros dans la recherche clinique en France. A fin 2016, plus de 33 000 patients étaient inclus dans 306 essais. Pour plus d’informations, consulter le site www.roche.fr

    Roche est engagé dans l’initiative Cancer@Work pour faire évoluer les savoirs et les représentations liés au cancer en entreprise, et créer les conditions d’une meilleure intégration des collaborateurs touchés par un cancer.

    A propos de l’UNISEP

    L'Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (UNISEP) est une fédération d'associations œuvrant pour un même but : le combat contre la sclérose en plaques (SEP) par le soutien à la recherche et l’aide aux personnes atteintes par la SEP.

    A propos de l’APF

    L’Association des Paralysés de France (APF), créée en 1933 et reconnue d’utilité publique, est un mouvement associatif national de défense et de représentation des personnes atteintes de déficiences motrices ou polyhandicapées et de leur famille qui rassemble 23 120 adhérents, 30 000 usagers, 25 000 bénévoles et 14 150 salariés.

    Dotée d’un projet unique d’intérêt général « Pour une société inclusive ! », l’APF agit pour l’égalité des droits, la citoyenneté, la participation sociale et le libre choix du mode de vie des personnes en situation de handicap et de leur famille.

     

    Contacts presse

    Havas

    Juliette Prost – Tél : 06 72 47 53 28 – juliette.prost@havas.com

    Roche
    Gisèle Calvache – Tél : 01 47 61 40 12 gisele.calvache@roche.com

    APF

    Evelyne Weymann – Tél : 01 40 78 56 59 – evelyne.weymann@apf.asso.fr

  • COMMUNIQUE DE PRESSE APF

    COMPENSATION DU HANDICAP :

    Les candidats font l’impasse sur la priorité numéro un des personnes en situation de handicap !

     

    A quelques jours du premier tour des élections, l’APF fait le constat que le droit à compensation inspire peu, voire pas du tout, les candidats à l’élection présidentielle !

    Dans l’enquête Ifop-APF « Conditions de vie, aspirations et intentions de vote », une meilleure prise en charge pour compenser les situations de handicap est l’objectif prioritaire cité par les personnes en situation de handicap pour améliorer leur quotidien.

    L’APF demande en urgence le respect du principe fondamental de la prestation de compensation du handicap (PCH) : son caractère individuel. Elle demande un élargissement immédiat des besoins couverts par la prestation (activités ménagères, aides à la parentalité, aides à la communication etc.) et la revalorisation immédiate des tarifications de tous les besoins (aides humaines, techniques etc.).

    L’APF demande à terme la création du « risque autonomie » qui doit financer l’intégralité des besoins et l’intégralité des dépenses effectuées par les personnes au titre des aides à l’autonomie. Et ceci quelle que soit l’origine de la situation de handicap, quel que soit l’âge, et quel que soit le besoin.

     

    Le droit à compensation est l’un des piliers majeurs de la loi handicap de 2005, il prévoit que toutes les personnes en situation de handicap ont droit à la compensation des conséquences de leur handicap quels que soient l'origine et la nature de la déficience, l’âge de la personne ou son mode de vie.

     

    Aujourd’hui, l’APF déplore de nombreux dysfonctionnements dans l’application du droit à compensation. De nombreuses lacunes sont constatées : des tarifications insuffisantes de la PCH qui occasionnent des restes à charge et même de lourdes augmentations ces dernières années, des plans d’aide qui sont diminués sans modification de la situation des personnes, une pression forte des départements devant l’augmentation de ces dépenses, une initiative du gouvernement qui au lieu de revaloriser les tarifications propose une «  mise en commun » de toutes les aides (humaines, techniques, transports, aménagement logement, véhicule !! ) au mépris du principe fondamental de la PCH : son caractère individuel !

     

    Ces situations pèsent lourdement sur le quotidien des personnes en situation de handicap et leur famille.

     

    A l’occasion de l’élection présidentielle, Faire Face, le bi-média du handicap moteur édité par l’APF, a publié une série de témoignages vidéo de personnes en situation de handicap. Plusieurs d’entre eux rencontrent des difficultés liées à une compensation du handicap insuffisante :

    Ces témoignages illustrent les situations d’urgence dans lesquelles se trouvent ces personnes et démontrent que le droit à compensation comporte de fortes lacunes et de nombreux dysfonctionnements.

     

    C’est pourquoi, l’APF demande le respect du principe fondamental de la PCH : son caractère individuel, elle demande un élargissement immédiat des besoins couverts par la prestation (activités ménagères, aides à la parentalité, aides à la communication etc.) et la revalorisation immédiate de la tarification de tous les besoins (aides humaines, techniques etc.).

     

    L’APF appelle à terme, à la création du « risque autonomie » qui devra financer l’intégralité des besoins et l’intégralité des dépenses effectuées par les personnes au titre des aides à l’autonomie, quelle que soit l’origine de la situation de handicap et quel que soit l’âge.

     

    Cette revendication pour la création du « risque autonomie », rejoint les demandes du collectif « Une société pour tous les âges » dont l’APF fait partie, qui, au-delà des principes pour un droit universel et intégral à la compensation des conséquences d’une situation de handicap ou d’avancée en âge, attend des réponses opérationnelles pour la refonte de la gouvernance du système d’aides et de soins.

     

    Qu’est-ce que la compensation du handicap ?

    Selon la loi « handicap » du 11 février 2005, « la personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap, quelles que soient l’origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie ». Ce nouveau droit, le droit à compensation, permet le financement d’aides humaines (auxiliaires de vie pour la toilette, le repas, …), d’aides techniques (fauteuil roulant, moyens de communication), adaptation du logement ou du véhicule ou encore d’aides animalières. 

    Attention, la compensation du handicap est à différencier des ressources de la personne : il ne s’agit pas d’un revenu ou d’une allocation, mais bien d’un financement d’aides indispensables à l’autonomie des personnes pour vivre dignement sa situation de handicap.

    Plus d’informations sur la compensation du handicap, sur le site de l’APF.

     

     

    Contact presse :

    Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

  • COMMUNIQUE DE PRESSE REVALORISATION DE L’AAH DE 2,43€ AU 1ER AVRIL : L’APF demande la création d’un revenu individuel d’existence !

    > Objectif : Zéro personne en situation de handicap sous le seuil de pauvreté

     

    L’allocation adulte handicapé (AAH), dont bénéficient plus d’un million de personnes en situation de handicap ne pouvant pas ou plus travailler, a été augmentée de 2,43€ ce 1er avril. L’APF dénonce cette revalorisation ridicule et inacceptable qui laisse les bénéficiaires de l’AAH sous le seuil de pauvreté !

    Sur l’ensemble du quinquennat, l’AAH n’aura été revalorisée que de 6,67%.

    Pour mettre fin à ces situations scandaleuses, l’APF souhaite sortir de la logique de minimum social et appelle à la création d’un revenu individuel d’existence pour toutes les personnes en situation de handicap qui ne peuvent pas ou plus travailler.

    Au moins égal au seuil de pauvreté (1008€ par mois) et déconnecté des revenus du conjoint ou du concubin, il doit apporter une réponse durable afin qu’aucune personne en situation de handicap ne vive sous le seuil de pauvreté.

    Cette mesure fait partie des 40 propositions « 2017 - 2022 Changeons de cap ! » que l’APF a publiées à l’occasion des élections présidentielle et législatives.

     

    > Pour un revenu individuel d’existence

    Dans le récent sondage APF - Ifop « Elections 2017 et handicap », 79% des personnes en situation de handicap déclarent s'en sortir difficilement avec les ressources de leur foyer (dont 30% estiment s'en sortir très difficilement).

    Face à ce constat dramatique, il est urgent de proposer une solution pérenne pour sortir de la pauvreté les personnes en situation de handicap.  

     

    Ainsi, l’APF souhaite faire entendre sa voix dans le débat pour la création d’un revenu universel afin que les situations de handicap soient bien prises en compte, mais aussi pour veiller, alerter et refuser toute décision susceptible d’avoir un impact négatif sur les personnes concernées par le handicap ou la maladie dans le cadre de la mise en œuvre de ce revenu.

    C’est pourquoi, l’APF appelle à la création du revenu individuel d’existence, pour toutes les personnes en situation de handicap ne pouvant pas ou plus travailler, au moins égal au seuil de pauvreté et déconnecté du revenu du conjoint, du concubin, de la personne avec laquelle un pacte civil de solidarité a été conclu, ou encore des personnes vivant sous le même toit et ce, quel que soit le lieu de vie (domicile propre, établissement, chez un tiers).

    Ce revenu individuel d’existence doit aussi maintenir les droits connexes des personnes (concernant la santé et le logement notamment) et avec des compléments (charges indirectes liées au handicap et aux conditions de vie).

    Ce revenu individuel d’existence sera aussi une réponse pour les personnes bénéficiaires de rentes et de pensions d’invalidité.

     

    Son financement doit être assuré par la solidarité nationale de l’Etat.

     

    La marche citoyenne des oubliés

    L’APF de Loire-Atlantique organise une marche revendicative, la Marche citoyenne des Oubliés, partie de Nantes le 25 mars qui reliera Paris le 11 avril.

    Quatre personnes en situation de handicap en Hand-bike et vélo-béquilles, accompagnées d'un "minibus évènementiel" conduit par un bénévole, porteront de Nantes à Paris les propositions de l’APF « 2017-2022 Changeons de cap ! ». Le trajet sera ponctué de villes-étapes où auront lieu des manifestations, des débats et des rencontres.

    Car les personnes en situation de handicap ne veulent pas être les exclus de la campagne et veulent que la construction d’une société inclusive soit effective pour tous.

     

    > RDV à Paris sur le parvis des Droits de l'Homme au Trocadéro le 11 avril à 14h pour l'arrivée de la marche des oubliés.

     

     

    Contact presse :

    Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

  • L'APF de Loire-Atlantique vous informe

    L'APF de Loire-Atlantique vous invite à

                                 " LA MARCHE CITOYENNE DES OUBLIÉS"

                                             Arrivée à Paris le mardi 11 avril à 14h sur l'Esplanade des Droits de l'Homme -Trocadéro- Paris

    cela peut vous intéresser et  permettre de se retrouver tous ensemble pour militer à Paris 

     

    C'est une Marche revendicative et médiatique  du samedi 25 mars au mardi 11 avril 2017 de Nantes à Paris (soutenue par le CA de l'APF). Merci à toutes les délégations déjà mobilisées  (49-72-28-78-75)

    N'hésitez pas déjà à signer la pétition de soutien et à la faire connaître autour de vous:https://www.change.org/p/la-marche-citoyenne-des-oubli%C3%A9s

    Quatre personnes en Hand-bike et vélo-béquilles, adhérentes de l’APF, accompagnées d'un "minibus évènementiel" conduit par un adhérent bénévole, porteront avec d'autres citoyens de Nantes à Paris les revendications des associations à l’occasion de la campagne de l'élection présidentielle  (notamment celles issues de la plateforme "Agir ensemble 2017") .

    Les personnes en situation de handicap ne veulent pas être les exclus de la campagne et  veulent que la construction d’une société inclusive et solidaire soit effective pour tous. La précarité, l’exclusion, la discrimination, les inégalités, l’intolérance… sont des réalités quotidiennes et permanentes pour des millions de nos concitoyens dont des centaines de milliers de personnes en situation de handicap et leurs proches.

     La Marche citoyenne des oubliés, c'est agir  avec toutes les personnes, concernées ou non par l’exclusion, partageant la volonté d’un autre modèle de "vivre et faire ensemble":

    - Pour le respect des libertés et des droits fondamentaux

    - Pour une société accessible et conçue pour tout.te.s

    - Pour une éducation et une vie professionnelle et inclusives

    - Pour une protection sociale réelle: ressources, santé, autonomie

    - Pour une vie sociale et familiale épanouie

    La Marche citoyenne des oubliés est l’expression de la société civile, d’une volonté commune : celle de défendre les Droits de l’Homme en unissant nos voix, nos diversités pour rappeler aux futurs gouvernants de notre pays l’essence de notre constitution : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune » (art 1).

     La marche est jalonnée d’un ensemble d’actions (manifestations, débats, prise de parole publique, signature de pétitions sur les marchés, etc.) qui mobilisent la société civile sur toutes les régions traversées : Pays de la Loire, Centre-Val de Loire et Ile de France. Les Handbikers feront une trentaine de kilomètres par jour. Tout est basé sur la solidarité (avec accueil chez des adhérents, des associations amies, des citoyens, etc) et sur la médiatisation de leurs réalités de vie. Les médias doivent être un relais de notre dynamique offensive et percutante.

    Le départ a eu lieu le samedi 25 mars 2017 à 14h devant la Préfecture à Nantes avec une manifestation pluri-associative.

    Arrivée à Paris sur l'Esplanade des Droits de l'Homme au Trocadéro le mardi 11 avril: Grand rassemblementde tous les citoyens et associations des Droits de l'Homme, du handicap, de la lutte contre l'exclusion, contre les discriminations.

    Vous pouvez suivre La Marche citoyenne des oubliés via

    Facebook: "la marche citoyenne des oubliés" 

    https://www.facebook.com/apfmarchecitoyennedesoublies/

    Twitter: @APFDD44

     

    Nantes: Samedi 25 Mars Rassemblement Préfecture 14h

     

    Angers: Mardi 28 mars Action sur l’accessibilité universelle Place Imbach 14h

     

    Le Mans: Samedi 1er avril Rassemblement place des Jacobins 14h

     

    Chartres: Mercredi 5 avril: arrivée médiatique à la délégation APF.

     

    Jeudi 6 avril matin: distribution de tracts sur le marché Mavilliers  et conférence-débatsur l’accès aux soins pour tous. Foyer Chatrat.

     

    Vendredi 7 avril: sitting devant la MDA (Maison Départementale de l’Autonomie, rue du Docteur Maunoury à Chartre)

     

    Versailles : Dimanche 9 avril Mobilisation militante sur le marché de Versailles.

     

    Paris: Mardi 11 Avril: 14h arrivée et rassemblement sur l’Esplanade des Droits de l’Homme- Trocadéro

     

    A chaque action, des prises de paroles de multiples associations soutenant la Marche citoyenne des oubliés incarneront la diversité de nos combats pour les Droits Humains.

  • Appel des solidarités : l’APF répond « Présente ! », et vous ?

    Dans le cadre de sa mobilisation citoyenne et interassociative pour les élections de 2017, l’APF est partie prenante de l’Appel des solidarités avec 80 organisations des champs de l’environnement, de la solidarité nord-sud, de la lutte contre la pauvreté et de l’exclusion et des mouvements citoyens.

     

     

    logo apf present
    Parce que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité, qu’elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité, pour la première fois, 80 associations – du social, de l’écologie, de la solidarité internationale, de l’éducation, de la démocratie, du monde agricole, des quartiers populaires, de la défense des droits de tous, et de l’égalité, du handicap, de la jeunesse, pour la santé, et la protection animale – ont décidé d’unir leur voix.

    Il s’agit de créer l’unisson pour dépasser le brouhaha des présidentielles.
    Il s’agit de rassembler autour des essentiels, les « caps » des solidarités, en faisant l’Appel de toutes celles et ceux qui défendent la solidarité comme un préalable à toute action politique. En faisant l’Appel de la majorité discrète mais résolument solidaire qui œuvre chaque jour, et l’encourager à se revendiquer comme telle.
    Pas question de faire l’Appel des candidats, ni de les interpeller. C’est l’adhésion citoyenne qui permettra à ces caps des solidarités de s’imposer d’eux-mêmes, de devenir le mandat de tous les responsables politiques bien au-delà de l’échéance présidentielle.

    C’est pourquoi il faut se rassembler et se compter. Pour que les solidarités deviennent le cœur et le cap du prochain quinquennat.

    Répondons PRESENT! sur www.appel-des-solidarites.fr ou gratuitement par SMS au 32321 en tapant le mot PRESENT!

     
  • Une salariée d’une banque a dû choisir entre son emploi et son enfant handicapé

    Elle voulait juste des horaires décalés, le matin et le soir, pour emmener son enfant handicapé à l’école et le récupérer. Bien mal lui en a pris : elle a perdu son emploi. Une affaire portée devant les prud’hommes. En vain.

    Concilier vie professionnelles et vie familiale n’a jamais été simple pour les femmes. Une chargée de compte dans une agence bancaire en région parisienne a même fini par renoncer à son travail. Maman d’un enfant handicapé, elle a démissionné, après s’être vu opposer un refus à sa demande d’aménagement d’horaires. Démission qu’elle impute à son employeur poursuivi aux prud’hommes. Mais cette juridiction l’a déboutée.

    Cette affaire, celle de Lætitia, une journaliste de l’Express la raconte. Elle rapporte l’échange entre les avocats et le président du Conseil lors de l’audience du 20 janvier 2017 et le verdict prononcé le 10 février.

    La RSE ne concerne que « les salariés frappés de handicap, pas leurs enfants »

    L’un explique que si elle a démissionné c’est parce que son employeur a exclu une rupture conventionnelle et analyse la situation comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il réclame indemnités et dommages et intérêts.  La supérieure de Lætitia lui aurait dit : « Si tu veux t’occuper de ton enfant handicapé, tu démissionnes. »

    L’autre rétorque qu’il ne s’agit ni d’un manquement grave ni d’un manque d’humanité. Il souligne que des solutions passagères lui ont été proposées (temps partiel, congé sabbatique…),  en attendant de mettre en place une mobilité. Ces solutions, elle n’en a pas voulue. Quid de la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de l’entreprise dans un tel cas ? Réponse de l’avocat de l’employeur : « Elle concerne les salariés frappés de handicap, pas leurs enfants. »

    Pas de réembauche possible pour Lætitia

    Aucune conciliation n’a été possible. Une réembauche encore moins. Les prud’hommes ont donc fini par trancher. Pour eux, il s’agit bien d’une démission et non d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse. La banque devra néanmoins verser à Lætitia 25 000 € au titre de l’exécution déloyale du contrat de travail (du fait de l’absence de propositions de solutions) et 2 500 € pour couvrir ses frais d’avocat, de déplacements et autres correspondances. Signalé par Élise Jeanne

    À lire sur lentreprise.lexpress.fr

     

    Source de l'article : http://www.faire-face.fr/

  • BILAN OPERATION DE TESTING RESEAU TRANS VAUCLUSE DU 23 SEPTEMBRE 2016

    Se déplacer, circuler librement comme tout le monde, avec tout le monde,

    est l’une des préoccupations majeures des personnes en situation de handicap.

     

    A l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité, la Délégation de l’Association des Paralysés de France (APF) de Vaucluse a organisé le 23 septembre dernier une opération de testing sur l’accessibilité des autocars des lignes Transvaucluse.

     

    Anonymement, plusieurs militants APF ont tenté de prendre un autocar des lignes Transvaucluse afin de se rendre sur d’autres communes du département. Cette opération a été l’occasion de constater l'état de l’accessibilité des autocars aux personnes en situation de handicap moteur et a permis de mesurer le chemin restant à accomplir pour une véritable liberté de circulation des personnes en situation de handicap, premières victimes de discriminations en France.

     

    Constat d’ensemble

    La journée a permis de tester 3 lignes du réseau Transvaucluse au départ de différentes communes du département. Une ligne n'a pu être testée faute de télécommande pour manipuler la plateforme.

    Sur les 3 lignes testées, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés.

     

    MATERIEL

    - Perte de la télécommande servant à actionner la plateforme élévatrice

    - Plateforme hors service

    - Problème de fixation du système d'arrimage des fauteuils (espace de manœuvre insuffisant) entraînant un retard de 15 min à 20 min sur l’horaire de départ

    - Absence de système indispensable à la sécurisation des passagers (ceinture de sécurité et appui tête)

     

    RESSOURCES HUMAINES

    - Absence de formation du chauffeur à l’utilisation du matériel

    - Absence de formation du chauffeur à la sécurisation des passagers (mise en place ceinture de sécurité + arrimage du fauteuil)

     

    VOIRIE

    - Absence d'abaissement de trottoir pour accéder aux arrêts de bus

    - Cheminement encombré pour accéder aux arrêts (véhicule garés sur trottoir)

    - Accès aux abris bus non sécurisés obligeant les personnes en fauteuil à circuler sur la chaussée

     

    EN SYNTHESE

     

    Comparativement au testing réalisé en 2011, il n'y a que peu d'amélioration. Se déplacer et circuler librement reste un défi à relever pour que les personnes en situation de handicap soient réellement des citoyens à part entière. Le chemin à parcourir reste important. Nous sommes disponibles pour agir aux côtés de Transvaucluse pour faire bouger les lignes

     

    L'APF entend bien poursuivre ce combat... pour la liberté de circulation

  • Hommage et solidarité

    L'association des paralysés de France du Vaucluse, exprime tout son soutien aux familles des victimes, aux personnes encore disparues et aux nombreux blessés de ce tragique attentat perpétré ce vendredi 13 novembre 2015 à Paris.

     

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    SOYONS TOUS SOLIDAIRES !

     

     

  • COMMUNIQUE DE PRESSE

    Projet Loi de Finances 2016 : Une victoire pour les personnes en situation de handicap qui font reculer le gouvernement !

     

    Hier soir, au cours de l’examen de la seconde partie du projet de finances 2016 (PLF) en séance publique à l’Assemblée nationale, le gouvernement a annoncé le retrait de la mesure scandaleuse concernant le calcul de l’AAH !

    Un recul obtenu notamment grâce à une forte mobilisation citoyenne via la pétition initiée par l’APF change.org/HandicapStopIndecence dont le nombre de signataires a doublé en 24h pour atteindre plus de 48 000 soutiens aujourd’hui et à l'intervention de l'APF auprès des différents groupes parlementaires !

    Une victoire teintée d’inquiétudes toutefois puisque le gouvernement demande à ce que ce sujet soit repris dans le cadre de la mission parlementaire sur les minima sociaux confiée à Christophe Sirugue.

     

    Pour l’APF, il est temps de considérer la création d’un revenu d’existence personnel pour l'ensemble des personnes en situation de handicap (AAH, pensions d’invalidité, rentes accident du travail...) ne pouvant pas ou plus travailler du fait de leur handicap ou de leur maladie invalidante !

     

    Communiqué de presse 1277712024.docx

  • AAH : la mobilisation a payé

     

    Hier soir, au cours de l’examen de la seconde partie du projet de finances 2016, le gouvernement a annoncé le retrait de la mesure concernant le calcul de l’AAH !

    Un recul obtenu notamment grâce à une forte mobilisation citoyenne via la pétition initiée par notre association,  l’APF : plus de 48 000 soutiens  et l'intervention de l'APF auprès des différents groupes parlementaires et des médias!

    Merci à tous pour votre contribution à cette victoire ! Pour autant, il nous faut rester très vigilants notamment au regard de la mission parlementaire lancée sur les minima sociaux.

    Merci !

     

     

    Projet Loi de Finances 2016 : Une victoire pour les personnes en situation de handicap qui font reculer le gouvernement !

    Hier soir, au cours de l’examen de la seconde partie du projet de finances 2016 (PLF) en séance publique à l’Assemblée nationale, le gouvernement a annoncé le retrait de la mesure scandaleuse concernant le calcul de l’AAH !

    Un recul obtenu notamment grâce à une forte mobilisation citoyenne via la pétition initiée par l’APFchange.org/HandicapStopIndecence dont le nombre de signataires a doublé en 24h pour atteindre plus de 48 000 soutiens aujourd’hui et à l'intervention de l'APF auprès des différents groupes parlementaires !

    Une victoire teintée d’inquiétudes toutefois puisque le gouvernement demande à ce que ce sujet soit repris dans le cadre de la mission parlementaire sur les minima sociaux confiée à Christophe Sirugue.

    Pour l’APF, il est temps de considérer la création d’un revenu d’existence personnel pour l'ensemble des personnes en situation de handicap (AAH, pensions d’invalidité, rentes accident du travail...) ne pouvant pas ou plus travailler du fait de leur handicap ou de leur maladie invalidante !

     

     

    Pour rappel, l’APF a lancé il y a une semaine une alerte forte pour dénoncer une mesure indécente du PLF 2016 s’attaquant aux ressources des personnes en situation de handicap, notamment les plus démunis à travers l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et ses droits connexes. Cette décision risquait d’aggraver tout particulièrement les conditions de vie de 21% des bénéficiaires de l’AAH, soit 210 000 personnes. Pour 205 euros au mieux perçus du revenu de leur épargne chaque année, ces citoyens auraient perdu entre 1257 et 2151 euros par an.

    Le retrait de cette mesure annoncée hier par Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, est donc une bonne nouvelle pour les personnes en situation de handicap et leurs proches. Et l'APF prend acte de cette décision de bon sens du gouvernement mais accuse Bercy d'avoir engagé cette mesure d’économie injuste et injustifiable, qui a fortement inquiété les personnes en situation de handicap et leur famille en incitant déjà certaines à fermer leur compte sur livret !

    L’alerte « Stop à l’indécence » des personnes en situation de handicap soutenue par des dizaines de milliers de citoyensa été entendue via la pétition change.org/HandicapStopIndecence : l’association remercie à cet égard vivement tous les citoyens pour cet élan de solidarité !

    Toutefois, l'APF reste très inquiète et reste attentive car le gouvernement risque de revenir sur ce sujet dans le cadre de la mission parlementaire sur les minima sociaux confiée au député Christophe Sirugue.

    L’APF rappelle que l’AAH n’est pas et ne sera jamais, par nature, un minimum social comme les autres (Cf. tableau en fin de communiqué).

    Pour l'APF, le sujet ne peut être réduit aux minima sociaux ordinaire.

     

    Depuis des années, l’association appelle fortement à engager une politique pour la création d’un revenu d'existence personnel pour l'ensemble des personnes en situation de handicap (AAH, pensions d’invalidité, rentes accident du travail...) ne pouvant pas ou plus travailler du fait de leur handicap ou de leur maladie invalidante. Une demande à laquelle les gouvernements successifs sont restés sourds jusqu’à présent. Qu’en sera-t-il de celle-ci ?

     

    L’AAH n’est pas un minima social comme les autres !

     

    L’AAH, si elle est un minimum social, n’est pas et ne sera jamais un minimum social comme les autres. Y toucher sans vigilance sous couvert de politique d’harmonisation, c’est s’exposer à des effets pervers non contrôlés et désastreux.

    -       La précarité frappe très fortement les personnes en situation de handicap. Elles vivent pour la plupart sous le seuil de pauvreté toute leur vie durant. Elles sont trois fois plus pauvres en condition de vie[1] que le reste de la population.

     

    -       Les restes à charge supportés par ces personnes du fait notamment d’une compensation du handicap largement insuffisante sont nombreux, ces personnes doivent supporter ces dépenses sur leurs moyens d’existence amputant d’autant leur reste à vivre effectif. Elles prennent en charge ainsi sur leurs ressources la réparation de matériel, les produit de soins ou prestations non pris en charge, l’achat de matériel indispensable, le financement d’un nombre ou du coût horaire effectif d’une aide humaine...

    source BIP