Santé - Page 3

  • Autisme : une tablette pour faciliter l'hygiène dentaire

    Quand faut-il commencer à se brosser les dents ? Combien de fois par jour ? Avec quels gestes ? Le béaba pour tout parent qui initie son enfant à l'hygiène bucco-dentaire. Rarement une partie de plaisir ! Mais les choses se compliquent davantage en cas de troubles autistiques lorsque certains refusent qu'une brosse à dents pénètre dans leur bouche. Le manque, voire l'absence totale, de brossage quotidien peut conduire à la nécessité de pratiquer une anesthésie générale en cas de carie.

    Une tablette comme guide

    Partant donc du constat que les personnes autistes sont considérées comme des patients à risque carieux élevé, le projet çATED pour tes dents a vu le jour. Une simple tablette guide l'enfant et encourage, de manière ludique, son autonomie. « Parce que les enfants autistes ont besoin de structuration, des pictogrammes décomposent chaque étape du brossage mais également de toute action qui entre dans le cadre des soins bucco-dentaires, explique Serena Lopez-Cazaux, chercheuse à l'université de Nantes, qui a mené ce projet. Par exemple lors de la visite chez le dentiste : Je m'assois. J'ouvre la bouche. Etc… »

    Un outil personnalisable

    Cet emploi du temps visuel et numérique permet un affichage de la journée que l'enfant peut lui-même aménager et adapter selon ses besoins et son propre fonctionnement. « Lorsqu'il a rempli son contrat, il reçoit un diplôme qui a pour objectif de valoriser son autonomie », poursuit Serena. Véronique Le Dour, enseignante d'Ulis, a testé cette appli avec ses élèves. « Il y a eu un engouement fort et des résultats immédiats, confie-t-elle. Ce dispositif diminue leur angoisse face à l'inconnu ; il a fédéré le groupe et permis des médiations très intéressantes. » Cet outil est personnalisable et permet aux parents et encadrants de choisir les pictogrammes les plus adaptés à leur enfant, par exemple celui d'une brosse à dents électrique qui, pour certains, peut devenir un allié précieux.

    Nouvelle étape : les soins hospitaliers ?

    Maintenant que le projet est bien avancé, Serena Lopez-Cazaux espère que les structures éducatives « vont faire de l'éducation bucco-dentaire une priorité ». « C'est facile de dire que les dentistes se désengagent du handicap mais il y a aussi un travail en amont à faire dans les institutions. Cela oblige à des changements de pratique. Il faut vraiment pérenniser cet outil et que les aidants veuillent bien s'en saisir, y compris les Sessad (Services de soins à domicile). » La prochaine étape étant de le faire entrer à l'hôpital pour permettre d'aborder d'autres types de soins.

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-sante-bucco-dentaire-autisme-875-9716.php

    Source : Handicap.fr

  • Plan pour l’accessibilité des soins dentaires : l’APF alerte la Ministre sur la définition des bénéficiaires de ce plan

    Alors qu’un plan pluriannuel pour "l’accessibilité des soins dentaires" a été annoncé dans la loi de financement de la sécurité sociale, l’APF se félicite de cette mesure mais vient d'alerter la Ministre Marisol Touraine sur la définition trop restrictive des bénéficiaires de ce plan.

    Ce plan vise avant tout à encadrer les coûts des soins dentaires et doit trouver sa concrétisation dans la négociation de la convention dentaire qui vise à régir entre les professionnels de la santé exerçant en profession libérale et les caisses d'assurance maladie, les prix des actes.
    Il est complété d’actions ciblées dont deux concernent plus particulièrement des personnes en situation de handicap :

    • prendre en charge certains soins aujourd’hui non remboursables pour des personnes atteintes de pathologies présentant des interactions avec la santé dentaire ;
    • mieux valoriser des consultations spécifiques adaptées aux personnes âgées en perte d’autonomie ou aux personnes handicapées.

    Début 2017, les négociations de la convention dentaire ont échoué. Le gouvernement a donc mis en place un règlement arbitral. Ce dernier vient de paraître. S’il reprend bien la disposition annoncée pour les personnes en situation de handicap, la définition des bénéficiaires dans le règlement est trop restrictive.

    Télécharger le courrier à la ministre : https://www.apf.asso.fr/sites/default/files/pdt_apf_m.touraine_001.pdf

    Télécharger la note de l'association santé orale et soins spécifiques (SOSS) : https://www.apf.asso.fr/sites/default/files/valorisation_situations_complexes_et_sedation_soss_janvier_2017.pdf

    Source : reflexe Handicap

  • Sourds et malentendants : un service santé accessible

    L’UPSA, Union de Pharmacologie Scientifique Appliquée, lance le premier service d’information médicale et de pharmacovigilance adapté aux sourds et malentendants.

    Objectif : permettre aux patients en situation de handicap auditif d’obtenir en LSF des informations liées à leur prise de médicaments. Ce service a été conçu en étroite collaboration avec Sourdline développement, premier centre d’appels spécialisé à destination des sourds et malentendants.

    6 millions de patients sourds et malentendants en France

    « Les opérateurs Sourdline ont été scrupuleusement formés par UPSA pour les familiariser avec le secteur pharmaceutique et leur permettre de distinguer rapidement la nature des questions posées : effet indésirable, réclamation sur la qualité, question sur la composition ou le bon usage d’un produit, précisent les concepteurs. Avec près de 6 millions de personnes sourdes en France, ce sont 500 000 d’entre elles qui présentent une surdité importante nécessitant de recourir à des services de communication spécifiques ».

    « Nous ignorions que 80 % des patients sourds avaient des difficultés avec la compréhension écrite. Ayant cela en tête et avec l’aide de Sourdline, nous avons adapté notre jargon habituel à « la culture sourde », notamment lors de la formation des équipes Sourdline. » a déclaré Sylvie Huguel, Directeur des Affaires Réglementaires et Pharmacien Responsable UPSA.

    Ce service est accessible sur la rubrique contact des sites upsa.fr et upsa-nosproduits.com, ou depuis le site www.sourdline.com, et sur https://upsa.sourdline.com.

    Le patient est dirigé vers une interface où il pourra entrer en relation par webcam ou par tchat avec un opérateur bilingue LSF/Français. Ce dernier fait le relais des questions auprès des équipes d’Information Médicale et Pharmacovigilance UPSA, qui s’occupent de formuler une réponse. Celle-ci est ensuite directement traduite en LSF par l’opérateur Sourdline au patient sourd.

    La Sourdline UPSA est disponible : Du Lundi au Jeudi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h ; Vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h.

    Source : Handirect 

  • L’assurance maladie enfin décidée à lutter contre les renoncements aux soins ?

    Afin d’accompagner dans leurs démarches les assurés sociaux ayant potentiellement renoncé à se soigner, l’Assurance maladie teste un nouveau dispositif dénommé PFIDASS (Plate-Forme d’Intervention Départementale pour l’Accès aux Soins et à la Santé).

    Coût trop élevé, problème de transport et d’accessibilité, peur, méconnaissance du fonctionnement du système de santé … : il existe bien des raisons de renoncer à se soigner. Jusqu’alors, la Caisse nationale d’assurance maladie renait très mal en charge ce genre de problème.

    Accorder une aide financière ne se révélant pas efficace, ses responsables se sont rapprochés de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore) pour travailler sur le sujet. Après une phase de diagnostic de la situation, ils ont imaginé un autre mode de fonctionnement.

    Aider les assurés à aller jusqu’à la réalisation des soins

    Depuis début 2016, 21 caisses primaires sur les 101 existantes en France l’expérimentent. Il s’agit d’une plate-forme d’intervention départementale pour l’accès aux soins et à la santé (PFIDASS). Concrètement, des agents contactent des assurés ayant renoncé à se soigner et tentent de trouver avec eux une solution adaptée à leurs besoins.Ils les accompagnent jusqu’à la réalisation effective du soin. Autrement dit, ils orchestrent pour eux la coordination entre les différents interlocuteurs existants

    Vers une généralisation en 2018

    À ce jour, 7 000 dossiers ont déjà été ouverts. L’assurance maladie a prévu de généraliser cette expérimentation aux 80 caisses restantes d’ici à mars 2018…. Et d’évaluer les coûts évités par cette démarche innovante. Histoire de prouver que si, à court terme, la lutte contre le renoncement aux soins peut apparaître comme une dépense supplémentaire, à long terme elle constitue un investissement « rentable ». Sans pour autant résoudre tous les problèmes, telle la question des conditions de vie. Une question qui ne relève pas de l’assurance-maladie.
    Signalé par Élise Jeanne

    À lire sur alternatives-economiques.fr

    Source de l'article : http://www.faire-face.fr/

  • #PaieTaPolitiqueSanté : le CISS interpelle les candidats à la présidentielle

    ciss,elections,interassociatifA l’occasion de l’élection présidentielle, le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS, dont l’APF fait partie, interpelle les candidats pour améliorer l’accès aux soins et à la santé pour tous.

    Le CISS a décidé de pointer cinq problématiques qui constituent les enjeux prioritaires en matière de santé : les déserts médicaux, les restes-à-charge, la pertinence des soins, le prix des médicaments innovants et la santé publique.

    Pour chacun de ces thèmes, les réponses qui seront apportées par chaque candidat seront publiées tout au cours du mois de mars, chaque mercredi à raison d’une thématique par semaine, de façon à faire connaître aux électeurs les intentions des candidats vis-à-vis des défis en santé.

    Cette opération est relayée sur www.66millionsdimpatients.org/presidentielles2017, ainsi que sur les réseaux sociaux avec notamment l’utilisation du hashtag #PaieTaPolitiqueSanté, pour appeler les internautes à donner de l’ampleur à l’interpellation des candidats ainsi qu’à la volonté de sensibilisation des électeurs de façon à ce que les projets des candidats en matière de santé soient des éléments déterminants de leur vote.

    Pour lire le communiqué, cliquez ici

    Source de l'article : http://www.reflexe-handicap.org/

  • Journée nationale de l'audition à Avignon !

    Le 9 mars 2017, la  campagne nationale d’Information et de prévention dans le domaine de l’audition, lancée par la Journée Nationale de l’Audition, sera organisée sur le Département de Vaucluse par la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Vaucluse, l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, les Centres Médico-Sociaux et les associations : URAPEDA, Signes 84, SURDI 84.

    Cette Journée Nationale de l’Audition est destinée à sensibiliser les personnes sur l’audition, sur les situations à risques, sur leurs propres perceptions.

    Elle propose la réalisation de tests auditifs gratuits, la rencontre avec des professionnels et des associations spécialisées. A travers ces échanges, cette journée sensibilise le public à prendre conscience de la qualité de leur audition, des situations à risque dans notre environnement proche, de la prévention possible et des moyens de compensations existants.

     

    En fait, vous pouvez vérifier votre audition aussi régulièrement que votre vue !

     

    Où faire un test auditif gratuit ?

     

    Sur Avignon :

     

    - A la Maison départementale des Personnes Handicapées, plateforme d'Avignon :

    22 bd St Michel, 84000 Avignon (Numéro vert: 0 800 800 579)

    - A l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse

    Campus Hannah Arendt Avignon (Numéro vert: 0 800 800579 ou 04 90 16 25 62)

     

    Sur le département :

     

    Dans les Centres Médico-sociaux du Département..

     

    Orange : 1 RP de l'Arc de Triomphe 84100 Orange (04 90 30 30 20)

    Cavaillon : 2 Avenue P. Mendès France 84300 Cavaillon (04 90 76 45 40)

    Carpentras : 111 Bd Albin Durand 84200 Carpentras (04 32 85 84 40)

    Sault : Maison Guende rue porte royale 84390 Sault (04 90 64 11 30)

    Isle sur la Sorgue : 385 avenue Napoléon Bonaparte 84800 L'Isle sur la sorgue (04 90 20 51 70)

    Apt : 233 avenue de Viton 84400 Apt (04 32 50 02 30)

     

    Affiche : aff A3 JNAudition 2017-HD (2).pdf

     

     

  • Cancer du col de l’utérus : les femmes handicapées écartées de la prévention

    Les femmes handicapées sont beaucoup moins dépistées contre le cancer du col de l’utérus que celles n’ayant pas de limitations motrices ou autres. En cause, l’inaccessibilité des cabinets médicaux et de leurs équipements.

    Le cancer du col de l’utérus touche 3 000 femmes chaque année,en France. Il en tue plus de 1 000. « Il reste donc meurtrier, et pourtant il est évitable », soulignent le président de l’Institut national du cancer et le directeur général de Santé publique France, dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire, paru la semaine dernière.

    « Il est recommandé de pratiquer un frottis cervico-utérin tous les trois ans chez les 25 à 65 ans », précisent Norbert Ifrah et François Bourdillon. Une expérimentation a été menée pendant trois ans dans treize départements. « Ces résultats sont de bon augure et permettent d’envisager de généraliser le programme en 2018 », annoncent-ils.

    1 femme handicapée sur 3 non dépistée

    « Généraliser » ? Les femmes en situation de handicap seront ravies de l’apprendre… Elles ont en effet beaucoup moins accès à cet examen préventif que les autres, comme le montre une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes). Le recours moyen plafonne à 65 % chez les patientes atteintes de limitations motrices contre 82 % chez celles n’en déclarant pas. Soit un écart de 17 points. Il tourne à 14 points pour les femmes ayant des limitations cognitives et monte à 20 points pour celles ayant des limitations visuelles.

    Les caractéristiques démographiques et sociales de cette population n’expliquent qu’une partie de cet écart. S’il l’on compare des femmes ayant le même profil (même niveau de diplôme, de ressources, etc.), l’écart se réduit mais reste conséquent : le recours au dépistage du cancer du col de l’utérus est inférieur de 11 points chez les femmes en fauteuil roulant.

    Les patients en fauteuil roulant pénalisés

    Et ce constat vaut aussi pour de nombreux autres soins de prévention. Pour les patients handicapés dans leur ensemble et tout particulièrement pour ceux en fauteuil roulant. Chez ces derniers, à caractéristiques démographiques et sociales comparables, l’écart atteint 25 points pour le dépistage du cancer du côlon, 22 points pour la mammographie et 19 points pour la vaccination contre l’hépatite B !

    Alors comment l’expliquer ? Sans doute par un manque d’informations ciblées et adaptées mais aussi par l’inaccessibilité des cabinets médicaux et/ou des équipements de ces professionnels.

    Dérogations à l’accessibilité

    Autrement dit, une vraie politique de généralisation d’accès aux soins passe aussi par une politique de mise aux normes. Les nombreux reculs sur le principe de l’obligation de mise en accessibilité, décidés depuis 2014, ne vont pas dans ce sens. En attendant, les Français et les Françaises resteront inégaux face à la maladie et à la mort.

    Source : faire face 

  • Sessions d'informations au FAM la Garance

    Bonjour à tous !

     

    Le FAM la Garance organise 4 sessions d'information GRATUITES sur la SEP (sclérose en plaques), SLA (sclérose latérale amyotrophique) et la maladie de Huntington.

    Elles se déroulerons les vendredis suivant à 14h00; 195 impasse des Hauts Mûriers 84210 ALTHEN DES PALUDS

    - 10 février

    - 28 avril

    - 29 septembre

    - 8 décembre

    Pour plus d'informations vous pouvez les contacter au 04 90 37 21 84 et par mail : secretariat@lagarance84.fr