APF France handicap Revendications - Page 7

  • Comité d’entente départemental handicap

    Mise en place du comité d'entente départemental handicap

     

    A l'initiative de l'Association des Paralysés de France, une trentaine d'associations se sont réunies pour discuter de la mise en place d'un comité handicap sur le département de Vaucluse.

    Le comité d'entente handicap de Vaucluse ( C.E.H.V) a pour ambition :

    • de renforcer la concertation inter associative,
    • d'être un observatoire du handicap sur le département,
    • de faire émerger les problématiques du territoire,
    • d'être une force de proposition face aux instances décisionnelles locales

    (conférence de territoire, MDPH, CDCPH....)

    • d'être le relais de la parole et des besoins exprimés par les personnes handicapées

    et de leurs familles.

    À l'issue de la rencontre les associations présentes ont acté la mise en place du comité d'entente et la création d'un bureau dont le secrétariat sera assuré par l'A.P.F. pour une durée d'un an.

  • Expulsion d’Ardi Vrenezi

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    Expulsion d’Ardi Vrenezi :

    l’APF demande son retour en France immédiat…

    avant qu’il ne soit trop tard !

    Aujourd'hui, et après une énième hospitalisation le 21 mars, la vie d'Ardi Vrenezi, jeune Kosovar polyhandicapé expulsé de France le 4 mai dernier, est gravement en danger. Ardi subit actuellement une dégradation de son état de santé très préoccupante. Moins d'un an après son expulsion, Ardi qui, lorsqu'il était soigné en France, mangeait tout seul, arrivait à se tenir debout et recommençait à prononcer quelques mots, fait désormais des crises d'épilepsie avec perte de connaissance quotidiennes, ne peut plus déglutir ni s'alimenter et n'arrive même plus à maintenir sa tête, ni à se tenir assis. En effet, Ardi ne bénéficie d'aucune prise en charge au Kosovo et n'a pas eu les médicaments pourtant promis par les autorités françaises !

    L'Association des Paralysés de France (APF) demande à l'Etat français, qui a imposé à ce jeune adolescent et sa famille un drame inhumain, le retour immédiat d'Ardi Vrenezi et de sa famille... avant qu'il ne soit trop tard !

    Malgré les nombreuses démarches effectuées pour demander son retour, par le personnel soignant de l'établissement où Ardi était accueilli, par le comité de soutien local et par plusieurs associations nationales (APF, RESF, Ligue des Droits de l'Homme, la Cimade, ODSE et Handicap international) les réponses reçues sont restées négatives et basées sur de faux arguments qui ne reflètent pas la réalité de la situation !

    L'été dernier, M. Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères et européennes s'était engagé à fournir à Ardi les médicaments nécessaires, mais il semble que cela n'ait pas été le cas.

    En décembre dernier, le Dr. Kieffer, médecin qui soignait Ardi en France, s'est déplacé au Kosovo pour examiner le jeune adolescent. Elle a ainsi pu témoigner de la grave dégradation de son état, due à l'absence de prise en charge adéquate et au manque de médicaments que les autorités françaises avaient pourtant promis d'envoyer !

    Le 21 mars, Ardi a dû être hospitalisé, à nouveau, en raison de l'aggravation de ses crises épileptiques et de ses difficultés d'alimentation. Ses parents, n'ayant pas les moyens de payer tous les soins, même ceux prodigués à l'hôpital, ont été contraints de ramener leur fils à domicile, sur son matelas à même le sol où il ne bénéficie d'aucun traitement.

     

    L'APF est consternée de constater que l'administration française ignore ainsi les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap, quelle que soit leur nationalité !

    Aujourd'hui seul un retour en France pourra permettre à Ardi d'être sauvé !

    L'APF demande donc son retour en France immédiat et n'ose imaginer son décès alors que les autorités administratives et politiques auront imposé à ce jeune adolescent ce drame inhumain et cette issue fatale.

    L'association vient d'écrire à Claude Guéant et Alain Juppé et attend une décision positive pour son retour... avant qu'il ne soit trop tard !

  • NI PAUVRE NI SOUMIS

     

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    COMMUNIQUE DE PRESSE

    3 ANS APRES LA MOBILISATION HISTORIQUE DU COLLECTIF « NI PAUVRE, NI SOUMIS »

    Les personnes en situation de handicap payent cher

    leur pauvreté !

    Le 29 mars 2008, 35 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies invalidantes et 100 associations se mobilisaient pour demander la création d'un revenu d'existence pour les personnes ne pouvant pas ou plus travailler.

    Trois ans après cette manifestation historique, le constat est alarmant : l'augmentation de l'Allocation aux Adultes Handicapées (AAH) de 25% en 5 ans est absorbée par les nouveaux frais supplémentaires auxquels doivent faire face des personnes déjà en grande précarité. Quant à la réforme de l'AAH, pour celles et ceux qui peuvent encore travailler un peu, au lieu de simplifier les démarches, elle rajoute des contraintes administratives aux bénéficiaires pour qu'au final la moitié d'entre eux perde 30€ par mois !

    Faut-il encore rappeler que les 800 000 bénéficiaires de l'AAH mais aussi les bénéficiaires de rentes accident du travail ou de pensions d'invalidité vivent toujours largement sous le seuil de pauvreté ?

    « Ni pauvre, ni soumis » demande la création d'urgence d'un revenu d'existence à hauteur du SMIC brut avec cotisations !

     

    > Augmentation de l'AAH de 25% : une augmentation en trompe l'œil !

    La promesse de Nicolas Sarkozy d'augmenter l'AAH de 25% en 5 ans semble être tenue. Cependant « Ni pauvre, ni soumis » n'oublie pas la tentative de report de l'augmentation en juillet dernier et reste vigilant afin que cette augmentation soit bien effective.

    D'autant plus que cette augmentation de 25% n'en est pas réellement une, vu les nombreux frais supplémentaires que doivent supporter les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante ! Hausse du forfait hospitalier, franchises médicales, fiscalisation des indemnités du travail, déremboursement de certains médicaments, hausse du coût des mutuelles, mais aussi hausse du coût de la vie !

    Au final l'augmentation du pouvoir d'achat des bénéficiaires de l'AAH n'est pas de 25%, elle est bien plus faible !

    Sans compter les bénéficiaires de rentes ou de pensions d'invalidité qui ont été écartés de toute augmentation et qui ont donc subi une dégradation de leurs conditions de vie !

     

    > Une réforme de l'AAH qui ne répond pas aux besoins des personnes mais à ceux de l'Etat !

    Permettre un meilleur cumul AAH / revenus du travail, élargir l'accès à l'AAH aux personnes ayant un taux d'incapacité permanente comprise entre 50 et 79% auraient pu être des mesures satisfaisantes. Cependant, les modalités de ces mesures ne doivent pas se faire au détriment de toute logique !

    La déclaration trimestrielle de ressources (DTR) - et non plus annuelle - permettant de déterminer le droit à l'AAH est inadaptée, pour les CAF et les Mutualité Sociale Agricole (MSA) qui peinent à absorber un tel flux de déclarations chaque trimestre, et pour les bénéficiaires de l'AAH qui font déjà face à d'innombrables demandes de justification ! Les allocataires ne renvoyant pas leur DTR verront le montant de leur prestation divisé par 2 pendant 2 mois, puis celle-ci sera tout simplement suspendue !

    « Ni pauvre, ni soumis » regrette que le cumul AAH / revenus du travail soit moins attractif pour ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi (travailleurs à temps partiel). « Ni pauvre, ni soumis » condamne le non-respect du gouvernement, qui s'est engagé, lors de la concertation sur le projet de réforme, à neutraliser les diminutions de l'AAH causées par ladite réforme. Faire perdre jusqu'à 30€ par mois à 41 000 bénéficiaires de l'AAH est inacceptable ! Un montant qui peut paraitre dérisoire, mais pas quand on vit déjà largement sous le seuil de pauvreté !

    Pour finir, un projet de décret prévoit d'accorder une majorité absolue à l'Etat dans les Commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lors des décisions de l'attribution de l'AAH ! Cet article instaure le principe d'un Etat « décideur-payeur », contraire à l'esprit de la loi handicap du 11 février 2005 car il remet gravement en cause le rôle des commissions et l'intérêt pour les associations représentantes des personnes en situation de handicap d'y participer ! A terme, l'attribution de l'AAH ne serait plus déterminée en fonction des besoins des personnes mais en fonction des moyens financiers disponibles !

    Au final, on peut se demander si cette réforme n'a pas, comme unique objectif, de réduire les dépenses de l'Etat, qui d'un côté promet une augmentation de 25% et de l'autre diminue le nombre de bénéficiaires !

     

    Le quinquennat du président Sarkozy s'oriente donc vers un statu quo, voire une régression pour les ressources des personnes ne pouvant pas ou plus travailler. Il est désormais urgent de créer un revenu d'existence équivalent au SMIC brut soumis à cotisations ! « Ni pauvre, ni soumis » demande également l'augmentation du seuil d'accès à la CMU complémentaire pour que les bénéficiaires de l'AAH, de l'ASI (Allocation Supplémentaire Invalidité) ou de l'ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées) puissent enfin bénéficier d'une couverture complète de leurs dépenses de santé ! Enfin, les calculs de l'AAH, l'ASI et l'ASPA doivent être indépendant des ressources du conjoint, concubin, ou pacsé !

    Et le combat de « Ni pauvre, ni soumis » rejoint le combat d'autres personnes vivant sous le seuil de pauvreté : sans emploi, travailleurs pauvres, etc.

    La question des ressources des personnes ne pouvant pas ou plus travailler doit faire partie intégrante des débats à venir, lors de la prochaine conférence nationale du handicap en juin 2011 et lors des campagnes présidentielles et législatives de 2012.

     

     

  • Nos revendications

     

    La revendication, une mission et des moyens d'action de l'APF

    Selon l'article 1 de ses statuts, l'APF a pour buts :

    - « la participation sociale des personnes atteintes de déficience motrice avec ou sans troubles associés ;
    - leur défense à titre collectif et individuel ;
    - l'amélioration de la situation sociale, matérielle et de leur état de santé des personnes, enfants ou adultes, atteintes de déficience motrice avec ou sans troubles associés et de leur famille ;
    - la participation de tous à ces actions. »


    Et selon l'article 2, ses moyens d'action sont « la mise en œuvre directe ou indirecte de toute opération jugée utile, toute activité économique ou non, permettant d'atteindre ses buts » (...) et notamment :

    - « Sensibilisation, aux plans international, européen, national et local, du public et des responsables politiques ou administratifs à la situation et aux besoins des personnes atteintes de déficience motrice avec ou sans troubles associés et aux améliorations qu'elles et leurs familles revendiquent.
    - Actions de revendication pour que des améliorations soient mises en œuvre. »

     

  • Expulsion d'un enfant polyhandicapé : l'APF et RESF scandalisés !

     

    L'APF et RESF scandalisés !

    L'Association des Paralysés de France (APF) et le Réseau Education sans Frontières (RESF) sont révoltés par l'expulsion d'un jeune polyhandicapé de 15 ans accueilli à l'Institut d'Education Motrice (IEM) « Les Jonquilles » à Freyming-Merlebach (57). Lundi 3 mai à 21h, une trentaine de policiers et de gendarmes font irruption dans l'IEM. Munis d'une décision préfectorale d'expulsion, ils emmènent avec eux le jeune, devant le personnel soignant choqué et impuissant. Après avoir passé la nuit au Centre de Rétention Administrative de Metz, il a été expulsé de France avec sa famille, mardi 4 mai à 10h par avion à destination du Kosovo.

    L'APF et RESF sont scandalisés par ce procédé et condamnent fermement cette expulsion. Les intérêts des politiciens et la politique gouvernementale actuelle ne doivent pas prévaloir sur l'état de santé des personnes malades et nécessitant des soins quotidiens !

     

  • Accessibilité

     

    Remise en cause de l'accessibilité du neuf : amendements retirés mais la pression continue !

    Le 4 mai dernier, l'APF dénonçait la remise en cause de l'accessibilité des bâtiments neufs. En effet, des députés avaient proposé 4 amendements introduisant des motifs de dérogations à l'accessibilité dans le cadre bâti neuf, dans le cadre de l'examen du projet de loi portant engagement national sur l'environnement et discuté à l'Assemblée nationale à partir d'aujourd'hui.

    Grâce à l'intervention de l'APF, ces amendements ont été retirés.

    Toutefois, l'association reste extrêmement vigilante car l'examen du texte continue et les parlementaires sont confrontés à la pression de nombreux lobbies favorables à des dérogations à la mise en accessibilité !

     

  • HALDE

    HALDE : le risque d'un coup d'arrêt dans la lutte contre les discriminations !


    Alors que Louis Schweitzer vient de quitter la présidence de la HALDE et que l'avenir de
    cette institution est questionné, l'APF s'inquiète la remise en cause éventuelle de son
    indépendance et de ses moyens !
    Pour l'association, cela signerait un coup d'arrêt dans la lutte contre les discriminations et
    la défense des droits des personnes qui en sont victimes.
    L'APF tient en outre à souligner son incompréhension face à ce débat alors même que le
    travail effectué ces dernières années a fait ses preuves en termes de sensibilisation, de
    prise en compte concrète des questions de discrimination et d'efficacité dans la défense
    des droits des personnes.


    Depuis sa création, la HALDE n'a eu de cesse de traiter toutes les causes de discriminations,
    notamment celles liées au handicap. Une reconnaissance importante et légitime pour toutes les
    personnes en situation de handicap victimes de discriminations !
    Un sondage réalisé par l'IFOP pour l'APF en 2005 montrait d'ailleurs que les Français
    considéraient le handicap comme étant la 1ère cause de discrimination en France, à égalité avec
    l'origine ethnique.


    La HALDE doit donc continuer à agir dans le sens qu'elle s'est fixée jusqu'à présent, en prenant en
    compte tous les publics et toutes les causes de discriminations.
    Son indépendance, ses moyens et ses missions spécifiques visant à traiter des questions de
    discrimination ne doivent pas être remises en cause, ce qui risquerait d'être le cas si elle était
    rattachée à une instance de protection et de défense des droits plus large !
    Dans le domaine du handicap, la HALDE a permis de donner une réelle visibilité de la
    discrimination fondée sur le handicap.


    Sur le sujet de la scolarisation, elle a réalisé un travail important, en concertation avec les
    associations, qui a abouti l'été dernier à une recommandation très étayée.
    Sur le sujet de l'emploi, elle a montré à travers ses délibérations une volonté d'intervenir et de faire
    progresser l'effectivité du droit à l'emploi.
    Par ailleurs, elle a pris en compte des sujets comme les refus d'embarquement, l'accès aux prêts,
    le logement...


    La HALDE aura en outre un rôle important à jouer dans l'application de la Convention
    internationale relative aux droits des personnes handicapées, le principe de non-discrimination
    étant très fortement affirmé et décliné dans de nombreux articles de cette convention !
    L'APF attend donc des pouvoirs publics la réaffirmation de l'importance du rôle, des missions et
    de l'identité spécifique de la HALDE, avec un président qui combat l'ensemble des causes de
    discrimination.

  • Discours de Jean-Marie Barbier

    De République à Opéra.

    La Marche historique vers l'Elysée au nom emblématique de « Ni pauvre, ni soumis ».

    Une dynamique inédite en France ou ailleurs rassemblant près de 100 associations nationales représentant les personnes en situation de handicap, les personnes malades, leur famille et tout simplement la défense des droits de l'homme, de tous les hommes.

    Un moment dont chacune et chacun d'entre nous se souvient avec une grande émotion.

    Que chacun, ici, soit conscient que sans cette incroyable mobilisation, la promesse d'augmentation de 25% de l'AAH sur 5 ans n'aurait pas été tenue.

    Il faudrait tout de même se souvenir que la même allocation avait perdu 25% de sa valeur par rapport au SMIC durant les 25 années précédentes.

    Il faut aussi redire que de trop nombreuses personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante n'ont rien vu venir puisque soumises à d'autres conditions de ressources.

    Et nous revoilà tous ensemble - je pense aux milliers de personnes rassemblées comme nous, au même instant, dans de nombreuses régions.

    Nous revoilà,

    - non seulement pour nous rappeler au bon souvenir des pouvoirs publics qui pensent que toutes les questions sont réglées pour nous, c'est faux;

    - non seulement pour réaffirmer notre volonté de voir créer un véritable revenu d'existence, indépendant des ressources du conjoint, ce n'est pas une nécessité, c'est une condition de la citoyenneté, c'est donc une exigence légitime;

    - mais aussi et toujours pour dénoncer l'extrême pauvreté des personnes en situation de handicap ou de maladie qui ne peuvent pas ou plus travailler du fait de cette situation;

    - mais encore pour crier au scandale de la dégradation de leurs conditions de vie déjà précaires à cause de mesures anti-sociales telles que la hausse du forfait hospitalier, les franchises médicales, la fiscalisation des indemnités du travail, le déremboursement de certains médicaments, la hausse du coût des mutuelles, et j'en oublie ...

    La santé n'est pas une marchandise.

    Nous ne pouvons que noter que nous venons encore de changer de ministre de tutelle... le 4ème en 3 ans...

    Voilà qui n'est pas rassurant pour instaurer une véritable  relation de travail.

    Nous n'avons eu que le temps de nous saluer, d'exposer nos attentes, les manques évidents et de proposer des solutions, puis de recommencer avec le successeur .

    Notre nouveau ministre est aussi l'ancien ministre du budget, qui, dans ses anciennes fonctions, a classé sans suites budgétaires nombre de sujets concernant le handicap, laminant ainsi jusqu'aux principes fondateurs de la Loi du 11 Février 2005.

    Difficile de ne pas y voir un symbole d'une approche budgétaire et financière des affaires sociales lorsque nous, nous parlons d'humains.

    Mr le président de la République, je m'interroge : lorsque vous nous disiez en introduction de la conférence nationale du handicap le 10 juin 2008, je cite : « Je serais à votre place, l'insatisfaction, ce n'est pas une fois de temps en temps que je l'exprimerais, c'est chaque seconde »

    Pourquoi avez-vous alors systématiquement refusé de nous rencontrer ?

    En début de cette semaine, deux sondages affirmaient que la majorité des Français souhaitent la poursuite des réformes. Eh bien nous en faisons partie ! Oui nous voulons une réforme !

    Mais pas n'importe laquelle !

    Une véritable réforme des ressources des personnes en situation de handicap ou malades, une véritable réforme de celles qui changent vraiment la vie de chacune et de chacun, en mieux !

    Si nous avons obtenu l'émergence de la question des ressources dans le discours politique. Il aura fallu notre mobilisation d'aujourd'hui pour que les ministres s'engagent enfin à une rencontre sur ce sujet des ressources dans les prochains jours.

    C'est tout ? C'est peu, me direz-vous.

    Je ne peux pas vous dire le contraire.

    Je ne peux que constater avec vous que les droits légitimes, les avancées sociales réelles, se gagnent de haute et longue lutte. Nous le savions hier, ne l'oublions pas demain.

    Pour être écoutés, il faut savoir se faire entendre.

    Par notre présence aujourd'hui, par nos actions d'hier et de demain, nous rendons ce combat pour la dignité incontournable.

    C'est pour cela que nous serons encore là demain, et après-demain et chaque fois qu'il le faudra.

     

    Nous serons là tant que durera cette injustice sociale flagrante qu'est la double peine « Handicap, maladie = pauvreté » !

    Merci à tous !

     

  • Ni Pauvre Ni Soumis

    NPNS : mobilisation réussie !

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    15 000 personnes se sont mobilisées samedi 27 mars dans une vingtaine de villes en France pour dénoncer la double peine

    « Handicap, maladie = pauvreté ». Un succès militant et médiatique !

     

  • Taxation des victimes du travail

    Taxation des victimes du travail
    Politique d'injustice sociale :
    le gouvernement persiste et signe !


    Alors que Jean-François Copé et le ministre du Budget, Eric Woerth, se félicitent d'avoir trouvé une « mesure de justice » en imposant les indemnités journalières versées aux victimes d'accidents du travail, l'APF est consternée !
    Après l'instauration des franchises médicales, l'annonce de l'augmentation du forfait journalier, encore une mesure qui pénalise directement les personnes en situation de précarité sanitaire et sociale !
    Voilà qui est clair : le gouvernement a décidé de remplir les caisses de l'Etat avec l'argent des personnes les plus en difficulté. Une politique d'injustice sociale affirmée.
    Pour l'APF, il est incompréhensible de considérer les indemnités journalières des accidentés du travail comme un « revenu de remplacement » banal sans prendre en considération que c'est une réparation du risque professionnel.
    Invoquer le principe d'égalité, c'est oublier l'inégalité de fait qui existe, entre des personnes qui travaillent et qui sont en bonne santé, et les personnes qui ne peuvent pas travailler en raison de leur santé ou de leur handicap, les obligeant, en plus, à faire face à des frais supplémentaires.
    Avec cette mesure, le gouvernement s'en prend encore une fois aux personnes les plus précaires.
    Déjà, au début du mois, l'APF alertait sur l'augmentation du forfait journalier, rappelant que ce dispositif allait toucher de plein fouet les personnes les plus vulnérables, en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante, qui sont régulièrement hospitalisées ou hébergées en maison d'accueil spécialisé. Des personnes qui, dans le même temps, sont exclues de la CMU complémentaire, doivent payer les franchises médicales et verser la participation forfaitaire par consultation ou acte réalisé. Sans compter que la compensation des surcoûts liés au handicap n'est pas intégrale.
    Il est plus que temps de remettre à plat toutes ces mesures qui mettent à mal la justice sociale et de véritablement prendre en considération les personnes qui ne peuvent pas vivre de leur travail, pour enfin proposer des mesures sérieuses pour combler le déficit de la sécurité sociale. Car avec ces économies de bout de chandelle, il y a fort à parier que si on touche aux indemnités journalières des accidentés, demain il faudra taxer les indemnités journalières des personnes en ALD qui sont elles aussi exonérées d'impôt !
    Où est le principe de solidarité nationale ?
    Le gouvernement n'est manifestement pas conscient de ce que vivent au quotidien les personnes ayant un handicap ou une maladie, qui ont des dépenses peut-être importantes mais vitales !
    Une chose est sûre : l'écart se creuse entre les décideurs et la réalité de la vie des personnes...
    Et la France est en pleine régression sociale.