APF France handicap Revendications - Page 6

  • Des associations alertent sur le dispositif d’indemnisation des accidents médicaux

     

    Inquiètes de voir se lézarder peu à peu le dispositif d’indemnisation, plusieurs associations dont l’APF tirent la sonnette d’alarme.

    Elles rappellent en premier lieu l’énorme apport de la loi Kouchner du 4 mars 2002 en matière d’indemnisation des victimes d’accidents médicaux. Dispositif qui mérite non seulement d’être défendu mais aussi renforcé, tant il a montré son efficacité à permettre l’indemnisation de milliers de personnes sans passer par la voie judiciaire, trop souvent décourageante pour les personnes car couteuse, longue et anxiogène.

    Pourtant force est de constater que 10 ans après l’entrée en vigueur de la loi, de nombreux signaux passent au rouge : dégradation de l’expertise, seuils d’accès au dispositif trop restrictifs, inégalité de traitement, absence d’indemnisation ou encore  non revalorisation des référentiels.

    Les associations interpellent donc les pouvoirs publics.

     

    Pour lire le communiqué complet, cliquez ici

    2301484282.2.jpg
    podcast

  • Le Comité interministériel du handicap du 25 septembre se prépare…

    Le 25 septembre prochain aura lieu le Comité interministériel du handicap (CIH). Un rendez-vous important et très attendu pour les personnes et les associations qui les représentent puisque à son issue, une feuille de route concernant la politique du handicap devrait être annoncée. Et le Premier ministre recevra les porte-paroles du Comité d’Entente.

    Cinq sujets sont à l’ordre : jeunesse, emploi, accessibilité, santé/parcours de soin et gouvernance.

    L’APF déplore déjà l’absence des enjeux que sont les ressources et la compensation. Si elle a déjà alerté les pouvoirs publics sur ce point, elle ne manquera pas de renouveler son alerte lors de ses rendez-vous de préparation du CIH avec la directrice de cabinet de Marie-Arlette Carlotti aujourd’hui et avec le conseiller social du Premier ministre demain.

    A suivre donc.

    2301484282.2.jpg podcast
  • Echéance de 2015 : l’APF reste ferme !

     

    lobbies.jpg

    Alors qu’un Comité interministériel du handicap est en préparation, l’APF réaffirme sa position ferme quant à l’échéance de 2015 pour la mise en accessibilité de la cité. Elle réitère son appel à chaque citoyen à la soutenir en signant la pétition pour dire Oui à l’accessibilité et Non aux lobbies sur: www.necoutezpasleslobbies.org

    Pour lire la position de l’APF : Cliquez ici

  • Décentralisation : les MDPH pourraient ne plus être transférées aux départements

    Exit du projet de loi sur la décentralisation, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). La partie du texte qui transformait ces groupements d’intérêt public (Gip) en service du département n’apparaît plus dans l'avant-projet de loi que vient de rendre public le magazine Acteurs publics. Concernant le handicap, seul y figure encore le transfert des établissements et services d’aide par le travail aux conseils généraux, auquel les associations ne sont pas par principe opposées, même si elles y posent des conditions.

    blog.jpg

     

    La fin d’un symbole

    En revanche, elles étaient vent debout contre la transformation des MDPH. Aujourd’hui, les départements assurent la tutelle de ces groupements d’intérêt public (Gip), mais les MDPH sont administrées par une commission exécutive dont sont membres, outre des élus du conseil général, des représentants de l’Etat, des associations… Le projet de loi sonnait donc le glas de ce modèle innovant de copilotage. « Mettre fin aux Gip et Comex, c’est supprimer l’un des symboles les plus forts de la loi du 11 février 2005 : la réelle participation des usagers à la gouvernance de leur "maison", rappelle Malika Boubekeur, conseillère nationale compensation à l’APF. C’est aussi supprimer l’implication des représentants de l’Etat, qui sont les garants de l’équité territoriale, et permettent le lien avec les administrations déconcentrées. Le dispositif Gip-MDPH mérite certes d’être amélioré mais sa suppression n’apporte pas la bonne réponse. »

    Le gouvernement semble avoir entendu les arguments des associations, même si rien n’est encore définitivement acquis. Un arbitrage interministériel sur ce point et d’autres devrait avoir lieu d’ici la fin du mois. Il n’est donc pas exclu que le transfert des MDPH aux départements revienne dans le jeu, sous une forme ou une autre. Autre possibilité : que le sujet des MDPH soit renvoyé au projet de loi sur la dépendance qui devrait être présenté d’ici la fin de l’année. Elles pourraient alors voir le champ de leurs compétences étendu aux personnes âgées et devenir des Maisons départementales de l’autonomie (MDA), chères à François Hollande. « Dans plusieurs départements, dont la Corrèze, des MDA ont été mises en place, expliquait au magazine Faire Face, en avril 2012, celui qui était alors candidat à l’élection présidentielle (…). Il faut évaluer cette formule et la généraliser si elle rencontre de bons résultats. » Avec quel statut ? Quelle gouvernance ? Ces questions seront au cœur des débats.

    Franck Seuret - Photo CG Lozère

     

    Source texte : blog Faire Face

     

  • Condamnation d'Easy Jet pour discrimination fondée sur le handicap

    Nous vous en avions parlé précédemment, nous poursuivons l'affaire:

    L'Association des paralysés de France (APF) salue la décision du Tribunal de Grande Instance de Bobigny qui vient de condamner la compagnie EsayJet à 70 000EUR d'amendes pour discrimination fondée sur le handicap à l'égard de trois plaignants. La compagnie EasyJet avait en effet refusé l'embarquement à trois personnes en situation de handicap entre novembre 2008 et janvier 2009, invoquant des raisons de sécurité. Pour l'APF, qui s'est constituée partie civile lors de ce procès, ces refus d'embarquement étaient fondés sur le handicap des personnes et relevaient bien de discrimination.
    La décision du tribunal est fondamentale pour les personnes en situation de handicap, victimes encore trop souvent de refus d'embarquement dans les transports aériens.
    Le jugement écrit du Tribunal de Bobigny sera rendu dans quelques jours.

    Pour lire le communiqué complet, cliquez ici


    source: Réflexe Handicap

     


  • Logement : l'ALGI mobilisée

    L'ALGI (l'association d'aide pour l'adaptation des logements aux grands infirmes - http://www.algi.asso.fr) est menacée de disparaître en raison de la suppression de ses fonds d'intervention. Cette évolution est la conséquence de nouvelles orientations financières d'Action Logement (1% logement).
    Face à cette situation de crise, l'ALGI a décidé d'adresser une lettre ouverte au président de la République et lance une pétition.
    Au-delà de la situation de l'ALGI, c'est la question du financement de l'adaptation du logement qui est posée. Déjà, la prestation de compensation et le fonds départemental de compensation ne suffisent pas toujours à financer le reste à charge pour les personnes et un nombre important de personnes ne relèvent pas de ces dispositifs. Fin décembre, le gouvernement a proposé quelques pistes pour avancer sur ce sujet en mobilisant plusieurs acteurs. Mais c'est bien toute la politique du financement de l'adaptation du logement et des dispositifs qui y concourent qui est posée, tant pour les personnes en situation de handicap que pour les personnes âgées.

    Sources : réflexe handicap

  • Communiqué de presse

    logo_apf_moyen.jpgjournee internationale des personnes handicapees

    Rapport Chossy sur le handicap :

    Il faut aller plus loin !

    A la veille de la Journée internationale des personnes handicapées, l’Association des Paralysés de France (APF) salue la publication du rapport de Jean-François Chossy sur l’évolution des mentalités et changement du regard de la société sur les personnes handicapées, ce vendredi 2 décembre.

    Ce rapport, généraliste, contient des propositions intéressantes, notamment sur l’accessibilité ou les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Toutefois, l’APF déplore que la question des ressources des personnes en situation de handicap soit traitée de manière aussi succincte.

    A quelques semaines de la campagne électorale, l’APF espère que la publication de ce rapport constitue une première étape vers l’émergence de propositions concrètes et ambitieuses pour les personnes en situation de handicap et leur famille.

    La question du handicap doit faire partie prenante des débats et des programmes lors de la période électorale à venir. L’APF dévoilera le 26 janvier ses propres propositions et interpellera les candidats en leur demandant de s’engager à appliquer les mesures proposées, s’ils sont élus.

    L’APF salue le travail de Jean-François Chossy, rapporteur de la loi handicap de 2005, qui aborde de nombreux thèmes ; de la sémantique à la représentation médiatique des personnes en situation de handicap en passant par la vie quotidienne (emploi, éducation, famille, accès aux soins, logement, loisirs, etc.)

    L’APF souligne notamment :

    - la proposition de création d’une Agence nationale de l’accessibilité universelle ;

    - la transformation des MDPH en maisons de l’autonomie, premier pas vers la création d’un 5ème risque ;

    - la considération apportée à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.

    Cependant, l’APF ne peut que regretter que certains aspects aient été très peu développés, en particulier la question des ressources des personnes en situation de handicap. Alors qu’un million de personnes en situation de handicap vivent sous le seuil de pauvreté, ce rapport ne consacre qu’un seul paragraphe sur 127 pages à cette question et ne propose aucune mesure concrète !

    De même sur le sujet de la compensation du handicap, les propositions sont partielles et ne répondent pas suffisamment aux besoins des personnes.

    Pour l’APF, ce rapport dégage de nombreux constats, mais il faut aller plus loin !

    A quelques semaines du lancement de la campagne pour les élections présidentielle et législatives, l’APF attends des propositions concrètes pour les personnes en situation de handicap dans les programmes des candidats ! L’APF dévoilera le 26 janvier ses propres propositions et interpellera les candidats en leur demandant de s’engager à appliquer les mesures proposées, s’ils sont élus.

    Contact presse :

    Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

  • Des Bâtons dans les roues

    Accessibilité en danger !

    Campagne nationale « Des Bâtons dans les roues »

    Après s’être attaqué aux obligations d’accessibilité des bâtiments neufs avec la proposition de loi Paul Blanc qui instaure des dérogations, c’est désormais la mise en accessibilité des bâtiments existants qui semble être remise en cause. L’Association des paralysés de France (APF) réagissait vivement il y a quelques mois aux propositions du rapport Doligé qui remet en cause les principes fondamentaux de la loi handicap du 11 février 2005 (modification de la définition de l’accessibilité, élargissement des possibilités de dérogations, délai de 2015 repoussé), aujourd’hui, le président de la République demande à ce que ce rapport devienne une proposition de loi !

     

    L’APF est consternée par cette annonce alors que Nicolas Sarkozy, affirmait, lors de la 2ème conférence nationale du handicap, le 8 juin dernier qu’il « ne céderait pas sur l’échéance de 2015».

     

    Au regard de cette annonce inacceptable, l’APF, totalement mobilisée sur ce sujet avec sa campagne « Des bâtons dans les roues », a mené une journée nationale d’actions pour défendre les principes d’accessibilité et de conception universelle, le mardi 27 septembre dernier.

    Les adhérents et les bénévoles de la délégation de Vaucluse ont manifesté leur indignation dans les rues d’Avignon, interpellant la presse, les élus locaux et le grand public.

     

    Un grand merci à tous les participants!

     

     

     

  • ARDI, ENFIN LE RETOUR !!!

    ARDI EST EN FRANCE - LES IMAGES DE SON RETOUR

    Jeudi 28 juillet, en fin de journée, l'avion d'Ardi a atteri sur la base militaire de Metz-Frescaty d'où il a été transporté à l'hôpital de Metz.

    France 3 Lorraine consacrait ce soir-là un reportage spécial pour suivre son arrivée :

     


    FR3-Le retour d'Ardi et des siens par laissezlesgrandirici

     

    Un album photo de son retour est également en ligne ici

     

    ardi.JPG

    Ardi à l'hôpital le soir de son arrivée

     

    Merci à l'APF Loiret pour ces précieuses informations. Voir l'article ARDI EST EN FRANCE sur le blog de l'APF Loiret

     

  • Le Comité d’Entente accuse l’Etat de porter atteinte au droit des personnes handicapées

    Comité d’Entente des Associations Représentatives

    de Personnes Handicapées et de Parents d’Enfants Handicapés

    Communiqué de presse – Paris, 27 avril 2011

    Projet de décret sur les modalités d’attribution de l’AAH :

    Le Comité d’Entente accuse l’Etat de porter atteinte au droit des personnes handicapées

     

    Ce projet de décret dispose que l’AAH soit accordée à la majorité des 4/5ème des membres des commissions des droits et de l’autonomie. L’Etat, disposant d’une minorité de blocage, entend ainsi s’adjuger le pouvoir d’accorder l’AAH afin d’en maîtriser l’impact budgétaire.

    En s’accordant à lui-même le pouvoir d’attribuer ou non l’allocation aux adultes handicapés, l’Etat remet en cause la notion même de droit à compensation des personnes handicapées pour revenir à une pure logique d’aide sociale. A terme, suivant cette dérive, l’ensemble des droits des personnes en situation de handicap pourrait ainsi être placé sous la tutelle du seul financeur. Or il ne revient pas à l’Etat de reconnaitre le droit mais de permettre de l’appliquer.

    Si l’évolution actuelle de l’AAH et l’augmentation du nombre de bénéficiaires est réelle, elle n’est que la conséquence d’une politique du handicap saluée par tous que le gouvernement tente d’abandonner au détour d’un décret relatif à la restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi.

    En effet, l’augmentation du poids de l’AAH et du nombre de bénéficiaires n’est en aucune façon liée au fait que l’Etat ne dispose pas du pouvoir d’attribuer ou non l’AAH. Elle est la conséquence logique de l’introduction par la loi du 11 février 2005 des maladies psychiques et des maladies invalidantes dans la définition du handicap, de l’augmentation du plafond de ressources d’accès à l’AAH et de la politique désastreuse de l'emploi des personnes en situation de handicap.

    Cette nouvelle orientation de la politique du handicap interroge fortement les associations membres du Comité d’Entente sur leur rôle et leur place dans la mise en œuvre de la politique du handicap. Elle risque de compromettre leur participation aux différentes instances du handicap, au premier rang desquelles figure la prochaine conférence nationale du handicap de juin 2011 mais également au sein des Maisons départementales des personnes handicapées.

    Le Comité d’Entente demande au gouvernement de renoncer sans délai à son projet.

    A propos du Comité d’entente :

    Le Comité d’Entente est un organisme informel qui regroupe 70 organisations nationales représentatives des personnes handicapées et des parents d’enfants handicapés.

    Ses porte-parole sont: l’A.P.A.J.H. (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés) ; l’A.P.F. (Association des Paralysés de France) ; le C.L.A.P.E.A.H.A. (Comité de Liaison et d’Action des Parents d’Enfants et d’Adultes atteints de Handicaps Associés) ; le C.F.P.S.A.A. (Comité Français pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes) ; la FNATH (Association des Accidentés de la Vie) ; le G.I.H.P. (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées Physiques) ; l’U.N.A.F.A.M. (Union Nationale des Amis et Familles de Malades Mentaux) ; l’Unapei (Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales); l’U.N.I.S.D.A. (Union Nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif).

    Le gouvernement a soumis à l’avis du CNCPH un projet de décret relatif aux modalités d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH) qui marque une rupture inacceptable dans la politique du handicap. C’est pourquoi, si le décret est pris en l’état, les 70 organisations nationales représentatives des personnes en situation de handicap s’interrogent fortement sur l’utilité de continuer à participer aux différentes instances du handicap.