APF France handicap Revendications - Page 5

  • L’AAH ne sera pas gelée mais les 50 milliards d’économie vont jeter un coup de froid sur la politique du handicap

    gelée.jpgÉpargnées par le plan de 50 milliards d’économies, les personnes handicapées ? Certainement pas. Manuel Valls en a dévoilé les principales mesures, mercredi 16 avril. Le Premier ministre a certes précisé que les minima sociaux, dont l’allocation adulte handicapé, ne seront pas gelés pendant un an. « Pour veiller au sort des plus démunis (…), ils continueront d’augmenter au rythme de l’inflation. » Comme en 2014, donc. Mais les pensions d'invalidité, comme les autres prestations sociales (aides au logement, etc.), n'augmenteront pas d'un euro d'ici octobre 2015.

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    Source: Faire Face

  • Discours de politique générale : Manuel Valls oublie les personnes handicapées

    valls,discours de politique généralePriorité absolue aux créations d’emplois. Le discours de politique générale, prononcé mardi 8 avril par le Premier ministre, Manuel Valls, devant les députés, a fait la part belle au pacte de responsabilité et à la diminution du coût du travail.

    Quant au pacte de solidarité, annoncé par François Hollande le 31 mars, il visera surtout « à améliorer le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes », a précisé Manuel Valls : les cotisations salariales vont être diminuées pour les salariés rémunérés au Smic. Tant mieux pour eux.

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  • DISCOURS DE POLITIQUE GENERALE: Les personnes en situation de handicap attendent un signal fort !

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    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Alors que Manuel Valls prononcera son discours de politique générale demain, l’Association des paralysés de France (APF) tient à l’alerter au sujet des préoccupations majeures des personnes en situation de handicap et de leur famille : accessibilité, emploi et ressources des personnes, notamment.

    L’APF rappelle au Premier ministre qu’un délai de 10 années supplémentaires pour mettre en accessibilité certains types d’établissements recevant du public (établissements scolaires par exemple) ou certains transports en commun (transports ferroviaires) n’est pas acceptable ! L’association demande donc des délais resserrés comme s’y est engagé le précédent Premier ministre.Le chômage qui touche plus de 25% des personnes en situation de handicap doit également faire l’objet d’engagements concrets tout comme les ressources des personnes ne pouvant pas ou plus travailler en raison de leur handicap ou de maladie invalidante et vivant sous le seuil de pauvreté. L’association rappelle que 9,6 millions de personnes sont en situation de handicap 1 en France et attend du discours de politique générale de Manuel Valls un signal fort répondant aux difficultés quotidiennes que rencontrent ces personnes.

    > Accessibilité : pour des délais resserrés !

    Le 26 février dernier, le Premier ministre a présenté les orientations concernant l’accessibilité suite aux travaux de la sénatrice Claire-Lise Campion. Si l’APF accepte le dispositif des Agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP), elle refuse les délais supplémentaires proposés pour leur réalisation ! Alors que l’accessibilité est une obligation nationale depuis 1975, les personnes en situation de handicap ne peuvent pas attendre 10 an nées de plus pour pouvoir circuler librement comme tout un chacun !

         Ainsi, l’APF demande des délais resserrés comme s’y est engagé Jean-Marc Ayrault. L’association souhaite également que les Ad’AP soient un dispositif obligatoire dès le 1er janvier 2015 pour tous ceux qui n’auront pas respecté la loi handicap de 2005, sous peine de sanctions. Enfin, le conseil des ministres devait examiner le 2 avril dernier le projet de loi d’habilitation autorisant le gouvernement à modifier par ordonnance la loi handicap de 2005 afin que les dispositifs législatifs soient adoptés en juillet.Le respect de ce calendrier suppose de ne pas dépasser la date du prochain conseil des ministres.

    L’APF souhaite également attirer l’attention du Premier ministre sur l’importance de rattacher le sujet de l’accessibilité universelle au ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. En effet, l’accessibilité et la conception universelles ne sont pas une demande catégorielle mais concerne l’ensemble de la population et constituent l’un des piliers du développement durable.

    > Des engagements concrets pour l’emploi et les ressources des personnes

    Le taux de chômage des personnes en situation de handicap ne peut rester plus longtemps à plus de 25%. Ainsi, le pacte de responsabilité doit apporter des éléments concrets favorisant l’emploi des personnes en situation de handicap et non dégrader davantage la qualité des services publics et des interventions de l’État dans le champ du handicap.

    L’APF est particulièrement attentive à l’annonce d’un pacte de solidarité qui ne doit pas exclure les personnes en situation de handicap ne pouvant pas ou plus travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie. Ces personnes qui subissent des nombreux frais supplémentaires ne doivent pas être condamnées à vivre sous le seuil de pauvreté ! D’autant plus que le droit à compensation universel permettant à ces personnes de financer leurs aides techniques, humaines ou l’aménagement de leur domicile ou de leur véhicule n’est toujours pas complètement concrétisé.

    Ainsi, l’APF demande à Manuel Valls d’envoyer un signal fort aux personnes en situation de handicap lors de son discours de politique générale. Le gouvernement doit également organiser la conférence nationale du handicap d’ici la fin de l’année ; l’APF espère y trouver des réponses adaptées et fortement attendues depuis longtemps par les personnes en situation de handicap concernant l’éducation, l’accès aux soins ou encore l’offre de service social et médico-social.

  • Nomination de Manuel Valls: L’APF attend du Premier ministre des délais resserrés sur l’accessibilité !

     

    Manuel Valls.jpgL’Association des paralysés de France (APF) souhaite à Manuel Valls une bonne prise de fonction à l’occasion de sa nomination au poste de Premier ministre.

     

    Alors que vient d’avoir lieu la passation des pouvoirs entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, l’APF tient à alerter ce dernier sur les attentes des personnes en situation de handicap et de leur famille concernant l’accessibilité. En effet, l’accessibilité est une obligation nationale depuis près de 40 ans et les personnes en situation de handicap ne peuvent pas attendre jusqu’à 10 années de plus avant de pouvoir circuler librement !

    Ainsi, l’APF demande au Premier ministre :

    • d’adopter d’urgence le projet de loi d’habilitation ;
    • de tenir les engagements de son prédécesseur annoncés lors du Comité interministériel du 25 septembre dernier c'est-à-dire de resserrer les délais des Agendas d’accessibilité programmée.

    L’APF rappelle que l’accessibilité est un droit fondamental qui concerne l’ensemble de la population (personnes en situation de handicap, personnes âgées, femmes enceintes, parents avec poussettes, etc.) et qui a déjà mobilisé plus de 120 000 personnes en moins de 3 semaines sur www.necoutezpasleslobbies.org

  • Elections municipales : L’APF demande aux candidats de s’engager pour l’accessibilité !

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    Après avoir interpellé les candidats sur leur programme, l’APF leur demande de s’engager officiellement pour l’accessibilité de leur ville en signant son appel sur www.necoutezpasleslobbies.orget www.change.org/accessibilite.

    Elle les invite ainsi à rejoindre les plus de 100 000 citoyens qui ont déjà dit Oui à l'accessibilité -et Non à 10 ans de plus- en signant cette pétition soutenue par Philippe Croizon.

    Les futurs élus municipaux ne peuvent pas rester sourds à ce combat pour l'accessibilité qui réunit largement les Français en étant ni partisan, ni communautaire et qui est révélateur d'une véritable demande social, puisque l'accessibilité profite à de nombreux publics (personnes âgées, parents avec poussette, femmes enceintes, etc.)

    L’APF appelle également les Français à poursuivre et amplifier ce véritable élan de solidarité qui dit aussi l’envie d’égalité et de fraternité, et à interpeller les candidats sur les réseaux sociaux : #LibertéEgalitéAccessibilité

    En février dernier, l’APF sortait son baromètre de l’accessibilité des villes en France avec un constat accablant : à  peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus accessibles aux personnes en situation de handicap par exemple.

    Or, les municipalités ont un rôle fondamental dans la prise en compte des 10 millions de citoyens en situation de handicap (Chiffre INSEE) et la mise en œuvre d’une politique de proximité du handicap.

    En ce qui concerne l’accessibilité, les municipalités sont en 1ère ligne puisque la liberté d’aller et de venir dépend de leur volontarisme politique en la matière.

    À quelques jours du 2ème tour des élections municipales, l’APF attend donc des candidats un engagement fort et concret pour l’accessibilité de leur ville : la signature de sa pétition pour l’accessibilité sur www.necoutezpasleslobbies.org et www.change.org/accessibilite.

    Elle appelle aussi chaque citoyen à interpeller les candidats sur ce sujet grâce au hashtag #LibertéEgalitéAccessibilité

  • Près de 100 000 signatures pour l’accessibilité !

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    Près de 100 000 personnes ont déjà signé l’appel de l’APF soutenu par Philippe Croizon pour dire OUI à l’accessibilité sur www.necoutezpasleslobbies.org et www.change.org/accessibilite.
       Lancé jeudi 13 mars sur la plateforme www.change.org, ce succès rapide montre que le combat pour l’accessibilité réunit largement les Français en étant ni partisan, ni communautaire et il est révélateur d'une véritable demande sociale, puisque l'accessibilité profite à de nombreux publics (personnes âgées, parents avec poussette, femmes enceintes, etc.).L’APF appelle donc à poursuivre et amplifier ce véritable élan de solidarité qui dit aussi l’envie d’égalité et de fraternité des Français.

    >La liberté d’aller et de venir ne doit pas attendre jusqu’à 10 ans de plus !

    Par rapport au retard de la France en matière d’accessibilité, le gouvernement envisage une programmation pluriannuelle des actions de mise en accessibilité, c'est-à-dire un dispositif avec des effets concrets, visibles, tangibles, année après année, constatables par un premier bilan au bout de 12 mois.

    Concernant les délais envisagés qui peuvent aller jusqu’à 10 années supplémentaires, le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a manifesté, la semaine dernière, sa réprobation la plus totale.
       Pour l’APF, après 40 ans d’immobilisme (la 1ère loi date de 1975 !), il est inacceptable de devoir attendre jusqu’à 10 ans de plus pour voir se concrétiser une réelle liberté d’aller et de venir.

    L’APF réitère avec force que l’accessibilité est un droit fondamental, qui ne peut devenir effectif qu’avec la continuité complète de la chaîne de déplacement et d’activité.

    L’APF demande donc fermement que les délais soient resserrés, conformément à l’engagement pris par le Premier ministre lors du Comité interministériel du handicap du 25 septembre 2013.

    L’accessibilité concerne l’ensemble de la population :

    • les personnes en situation de handicap, qui représentent 10 à 15 % de la population;

     

    Mais aussi :

    • les personnes âgées, à l’heure où le gouvernement prépare une loi sur l’adaptation de la société française au vieillissement ;
    • les blessés temporaires ;les voyageurs avec bagages ;
    • les femmes enceintes ;
    • les parents avec poussettes, ainsi que les familles nombreuses ;
    • les cyclistes, qui ont besoin d’une voirie sans obstacles ;
    • les 80 millions de touristes étrangers accueillis chaque année, et en quête de signalétique ;
    • et toutes les personnes valides pour le confort que cela procure.

    La liberté et l’égalité passent aussi par l’accessibilité.

    Au-delà de la pétition, les adhérents de l’APF sont plus déterminés que jamais et attendent des réponses claires du gouvernement.


    > Philippe Croizon, un sportif engagé pour l’accessibilité aux côtés de l’APF

    Philippe Croizon appelle à soutenir le combat de l’APF pour une société accessible à tous :

    « Mon rêve, c'est une société où la personne en situation de handicap ne se posera plus ces questions : Est-ce que je peux aller au cinéma ? Est-ce que je peux aller faire mes courses ? Est-ce que je peux prendre le métro ? Est-ce que je peux trouver un travail ? Et la liste est longue…. Je rêve que la personne en situation de handicap dise : Je vais au cinéma, je vais faire mes courses, je vais prendre le métro, je travaille grâce aux compétences acquises pendant toute ma formation scolaire sans aucune crainte puisqu'égale de tous !Apf, accessibilité, mobilisation, signatures,
    Je rêve que sur ces sujets, mon pays soit montré en exemple dans le monde entier comme il l'est pour les droits de l'Homme. Je rêve, ou plutôt nous rêvons de cette société. Mais il ne tient qu'à nous tous que ce rêve devienne tout simplement une réalité.
    C’est pourquoi, aujourd’hui, je soutiens le combat de l’APF pour l’accessibilité. »


    → Pour signer la pétition : www.necoutezpasleslobbies.org ou www.change.org/accessibilite.

  • ACCESSIBILITE ELECTORALE : POUVOIR SAISIR LE DEFENSEUR DES DROITS

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    Le Défenseur des Droits vient d’informer sur sa faculté d’être saisi par les électeurs en cas d’inaccessibilité des opérations électorales.


    "Bonjour,


    A l’occasion des élections municipales, le Défenseur des Droits a mis en place un dispositif pour être saisi en ligne en cas d’impossibilité de pouvoir voter pour des raisons d’inaccessibilité.
    Voici le lien pour accéder au formulaire de saisine :
    https://formulaire.defenseurdesdroits.fr/vote-handicap/
    Cette information aurait vocation à être diffusée sur vos blogs et Facebook respectifs.
    Vous pouvez nous informer des cas d’inaccessibilité des bureaux de vote dont vous avez connaissance à l’adresse suivante :
    serviceaccessibilite@apf.asso.fr


    Avec mes salutations associatives et militantes,


    Nicolas Mérille
    Conseiller national Accessibilité"

     

     

    Paris, le 20 mars 2014


    Handicap et élections municipales : le Défenseur des droits se mobilise et lance un appel à témoignages.


    À l’occasion des élections municipales des 23 et 30 mars 2014, le Défenseur des droits, Dominique Baudis, appelle les personnes handicapées, confrontées à des difficultés pour exercer leur droit de vote, à le saisir d’urgence ou à témoigner, au moyen d’un formulaire accessible sur son site Internet.


    Malgré les efforts réalisés par de nombreuses municipalités pour rendre leurs bureaux de vote accessibles aux personnes handicapées, il reste encore du chemin à parcourir. Mobilisé sur la question de l’accès aux droits des personnes handicapées, le Défenseur des droits souhaite faire des élections municipales des 23 et 30 mars prochains une opération test « grandeur nature » en demandant aux personnes handicapées qui auraient rencontré des difficultés pour aller voter à le saisir sur son site Internet ou à le contacter au 09 69 39 00 00.


    Qu’il s’agisse de la stricte accessibilité des lieux de vote, ou des équipements, des techniques de vote, ou même du respect du secret du vote, l’objectif pour le Défenseur des droits est d’agir le plus rapidement possible entre les deux tours pour apporter une solution à la municipalité et à ses citoyens en situation de handicap.


    Les réclamations et témoignages ainsi recueillis permettront au Défenseur des droits de diffuser des bonnes pratiques pour aider les collectivités dans la mise en accessibilité de leurs bureaux de vote, non seulement en vue du second tour mais aussi dans la perspective des prochaines élections européennes.


    Le Défenseur des droits, autorité constitutionnelle indépendante, est chargé de défendre les droits et
    libertés. Au coeur de ses missions se trouvent la défense des usagers des services publics et la lutte
    contre les discriminations.


    Saisir le Défenseur des droits : http://www.defenseurdesdroits.fr/

  • Espace Sensi : « Et si un jour j’étais en fauteuil roulant ? »

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    « Que ressent-on quand on est l’objet d’une discrimination fondée sur la différence ? », « Quel regard les autres portent-ils sur vous quand vous vous retrouvez coincé dans un fauteuil ? » Pour tenter de répondre à ces questions soulevées par la série Dans la Peau d’un handicapé, diffusée le 29 février sur France 4, Hayssam, Julien et Eve, trois jeunes valides ont accepté d’expérimenter les difficultés d’une personne handicapée dans des situations banales de la vie quotidienne : prendre les transports en commun, accéder à une salle de spectacle ou à une discothèque, faire du shopping, trouver un travail, se rendre à un rendez-vous galant... Pour les guider : Audrey, une jeune femme paraplégique de 25 ans, battante et émouvante, qui par sa joie de vivre balaie tous les préjugés sur le handicap.

    Trois questions à Olivier Hallé, producteur de cette "série du réel" réalisée par Stéphanie Pelletier.

    D’où vous est venue l’idée de cette série sur le handicap moteur ?

    Olivier Hallé : En 2007, j’avais déjà produit un documentaire intitulé Dans la Peau d’un noir. Grâce à des caméras cachées, on montrait les discriminations dont sont victimes des personnes à la recherche d’emploi, d’un appartement ou à l’entrée d’une boîte de nuit simplement du fait de leur couleur de peau. J’ai voulu renouveler l’expérience avec le handicap. Comment comprendre le regard que la société porte sur les personnes en situation de handicap tant qu’on ne l’a pas soi-même vécu ?

     

    De toutes les situations dans lesquelles vous avez plongé vos trois "cobayes", laquelle vous a le plus marqué ?

    O.H. : Ce que je retiens de toutes ces expériences, c’est que tout le monde essaie de se donner bonne conscience sans vraiment chercher à comprendre la réalité d’une vie en fauteuil roulant. Par exemple, l’Olympia est certes accessible conformément à ce que prévoit la loi de 2005 mais les personnes sont "parquées" à des places réservées sans autre choix possible. C’est très frustrant.

     

    Comment avez-vous sélectionné Audrey, la jeune femme paraplégique, fil rouge de la série ?

    O.H. : Pour que l’expérience ait du sens, il fallait trouver une personne handicapée qui accompagne lesapf,sensibilisation,accessibilité,handicap,quotidien trois jeunes valides. Audrey incarne bien le ton que nous souhaitions donner à la série : ni pleurnichard, ni misérabiliste mais positif et même drôle. Et puis, elle fait voler en éclats tous les stéréotypes sur le handicap. Comme les autres témoins qui jalonnent la série, sa vie ne s’est pas arrêtée à partir du moment où elle s’est retrouvée en fauteuil. Bien au contraire !

    Ce documentaire, composé de deux épisodes, devient un exemple qui nous aide à mieux chercher à comprendre la réalité d’une vie en fauteuil roulant. Les trois personnes qu’y ont participé, mais aussi tous les spectateurs, ont eu la possibilité de vivre de plus près cette expérience qui n’est pas facile. Nous avons tout de même compris que malgré ces difficultés l’on continue à avoir la joie de vivre.

    D’ailleurs, il ne faut pas cesser de se battre pour que les obstacles disparaissent et pour que l’accessibilité soit évidente dans tous les domaines et à tous les niveaux, c'est-à-dire, un accès réel à tout pour tous.

  • Accessibilité : la liberté d’aller et de venir ne peut pas attendre 10 ans de plus ! Philippe Croizon soutient l’appel de l’APF !

     

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    Après bientôt 40 ans d’attente et deux lois inappliquées en matière d’accessibilité, l’Association des paralysés de France (APF) déplore que les personnes en situation de handicap soient contraintes d’attendre encore 10 années de plus pour que soit enfin respectée leur liberté de se déplacer !

    C’est pourtant ce délai qui est envisagé dans les projets gouvernementaux, faisant la part belle aux lobbies qui ont honteusement joué la carte de l’attentisme ces dernières années.

    Pourtant, l’accessibilité est un droit fondamental qui profite à tous (personnes âgées, parents avec poussette, femmes enceintes, blessés temporaires, etc.) !

    Ainsi, l’APF appelle les citoyens à se mobiliser massivement pour dire OUI à l’accessibilité en signant la pétition sur www.necoutezpasleslobbies.org ou sur www.change.org/accessibilite.

    Cette pétition est portée par Philippe Croizon, premier athlète français lourdement handicapé ayant relié les 5 continents à la nage, qui souhaite que l’accessibilité ne soit plus un rêve mais bien une réalité !

     

    > Philippe Croizon, un sportif engagé pour l’accessibilité aux côtés de l’APF

    Philippe Croizon.jpgPhilippe Croizon appelle à soutenir le combat de l’APF pour une société accessible à tous : « Mon rêve, c'est une société où la personne en situation de handicap ne se posera plus ces questions : Est-ce que je peux aller au cinéma ? Est-ce que je peux aller faire mes courses ? Est-ce que je peux prendre le métro ? Est-ce que je peux trouver un travail ? Et la liste est longue….

    Je rêve que la personne en situation de handicap dise : Je vais au cinéma, je vais faire mes courses, je vais prendre le métro, je travaille grâce aux compétences acquises pendant toute ma formation scolaire sans aucune crainte puisqu'égale de tous !

    Je rêve que sur ces sujets, mon pays soit montré en exemple dans le monde entier comme il l'est pour les droits de l'Homme. Je rêve, ou plutôt nous rêvons de cette société. Mais il ne tient qu'à nous tous que ce rêve devienne tout simplement une réalité.

    C’est pourquoi, aujourd’hui, je soutiens le combat de l’APF pour l’accessibilité. »

    → Pour signer la pétition : www.necoutezpasleslobbies.org ou www.change.org/accessibilite.

     

    > Accessibilité : 40 ans d’immobilisme, ça suffit !

    Alors que l’accessibilité est une obligation nationale depuis 1975, renforcée par la loi handicap de 2005, l’APF juge inacceptable que les personnes en situation de handicap soient contraintes d’attendre encore 10 années supplémentaires pour que leur liberté d’aller et de venir soit concrétisée. En envisageant un délai si long, le gouvernement récompense la grande majorité des branches professionnelles, des collectivités territoriales et des autorités organisatrices de transport qui ont joué la carte de l’attentisme depuis 2005 et n’ont pas respecté la loi ; au détriment des acteurs vertueux qui ont fait des efforts pour être accessibles !

    L’accessibilité est un droit fondamental qu’il s’agit de concrétiser au plus vite !

    Car l’accessibilité concerne l’ensemble de la population :

    -      les personnes en situation de handicap, qui représentent 10 à 15 % de la population ;

    -      les personnes âgées, à l’heure où est en train de se voter une loi sur l’adaptation de la société française au vieillissement ;

    -      les blessés temporaires ;

    -      les voyageurs avec bagages ;

    -      les femmes enceintes ;

    -      les parents avec poussettes, ainsi que les familles nombreuses ;

    -      les cyclistes, qui ont besoin d’une voirie sans obstacles à la roue ;

    -      les 80 millions de touristes étrangers accueillis chaque année, et en quête de signalétique ;

    -      et toutes les personnes valides pour le confort que cela procure.

     

    La liberté et l’égalité passent par l’accessibilité. Celle-ci ne peut être possible qu’à condition d’encadrer sa mise en œoeuvre de contraintes et de délais vraiment resserrés.

  • Revalorisation du minimum vieillesse

    Revalorisation du minimum vieillesse et de l'ACS Précarité des personnes âgées et des personnes en situation de handicap : deux poids, deux mesures !

    Alors que Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, vient d’annoncer la revalorisation du minimum vieillesse et de l’ACS, l’Association des paralysés de France (APF) déplore que ces mesures de revalorisation ne concernent que les personnes âgées précaires et non pas les personnes en situation de handicap précaires.
    Pourquoi l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) ne bénéficie-t-elle pas de la même revalorisation que l’ASPA ? Ces deux prestations, d’un montant équivalent, sont habituellement revalorisées au même niveau ! Aujourd’hui, le gouvernement en est donc à faire des choix parmi « les pauvres » !
    L’APF, révoltée par cette différence de traitement, demande au gouvernement que l’AAH soit revalorisée dans les mêmes conditions que l’ASPA, soit à hauteur de 2,6% au lieu de 1,3% prévu par le projet de loi de finances 2014, ce qui constituerait un minima, dans l’attente d’un véritable revenu d’existence.
    L’association demande également au gouvernement de permettre aux personnes bénéficiaires de l’AAH de pouvoir se soigner en ayant recours à la CMU-C et non pas via l’ACS qui, même avec une augmentation de 50EUR par an, ne permet pas aux personnes de souscrire à une complémentaire santé.

    > Un gouvernement qui « choisit ses pauvres » !
    Marisol Touraine qui a assuré vouloir apporter « du pouvoir d’achat » aux retraités modestes semble avoir oublié le million de personnes bénéficiaires de l’AAH qui vivent toujours largement sous le seuil de pauvreté ! L’unique revalorisation de l’AAH en 2013, de 1,75% au 1er septembre dernier, avait déjà vivement déçu les personnes en situation de handicap, cette revalorisation étant largement absorbée par l’inflation de 1,1% et les nombreux autres frais supplémentaires – forfait hospitalier, franchises médicales, fiscalisation des indemnités accident du travail, déremboursement de certains médicaments, hausse du coût des mutuelles – auxquels sont confrontés les personnes en situation de handicap.
    Aujourd’hui c’est une nouvelle discrimination qui est infligée aux personnes en situation de handicap !
    En maintenant ces personnes sous le seuil de pauvreté, le gouvernement cautionne une « double peine » : être en situation de handicap et/ou de maladie et vivre toute sa vie dans une situation de grande précarité !

    > Des personnes en situation de handicap toujours exclues de la possibilité de souscrire à une complémentaire santé
    Concernant l’ACS, l’APF rappelle que seuls 30% des ayants-droits y ont recours ! L’association demande donc au gouvernement de mettre en place un plan d’action efficace contre ce non recours.
    De plus, même avec cette revalorisation de l’ACS de 50EUR par an, cela ne constituerait pas une réponse pour les personnes en situation de handicap. En effet, ces personnes restent exclues de la CMU-C, alors que ces 50EUR ne suffiront pas à franchir le cap de la souscription à une complémentaire santé.
    L’APF demande donc au gouvernement de remédier d’urgence à cette inégalité inacceptable et d’augmenter l’AAH au 1er avril et au 1er octobre 2014 au même niveau que l’ASPA. L’association demande également au gouvernement de permettre aux personnes en situation de handicap et sous le seuil de pauvreté d’avoir accès à la CMU-C.

    D’une manière générale, l’APF rappelle qu’elle revendique, depuis de nombreuses années, la création d’un revenu au moins égal au montant du SMIC brut et soumis à cotisations pour toutes les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante ne pouvant pas ou plus travailler. Ce revenu doit être indépendant des ressources du conjoint, du concubin, de la personne avec laquelle un pacte civil de solidarité a été conclu, ou encore des personnes vivant sous le même toit, et ce, quel que soit le lieu de vie (domicile propre, établissement, chez un tiers).


    Contact presse :
    Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

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