Initiatives - Page 5

  • "Nos ateliers", le prêt-à-porter adapté à la petite taille

    Onéreux, compliqué, inadapté… Le prêt-à-porter classique ne convient décidément pas aux personnes de petite taille. C'est ce qu'ont constaté Romain Bitton et Marion de Bary, les deux co-fondateurs de Nos ateliers, start-up spécialisée dans la confection de vêtements adaptés aux personnes de petite taille. Romain et Marion sont étudiants en droit et se sont rencontrés en 2014 sur les bancs de la fac, à Paris. Un an et demi plus tard, ce duo de choc fait la connaissance d'une femme de petite taille qui leur apprend, au fil des conversations, qu'aucune marque de vêtements adaptés n'existe à ce jour.

     

    Système D ou sur-mesure

    S'habiller au rayon enfant ? Une idée reçue mais fausse : « Aujourd'hui, deux solutions existent, expliquent les entrepreneurs. Pour certains, le sur-mesure et la retouche, tous deux très coûteux. Pour d'autres, une série de systèmes D compliqués à mettre en œuvre au quotidien, qui rend le vêtement inapproprié à leur morphologie. » Fondée début 2017, Nos ateliers souhaite donc proposer un entre-deux : une ligne de vêtements simple et épurée, à commander et à recevoir chez soi à des prix raisonnables. Pour une pièce, compter entre 50 et 80 euros. « Nous avons créé trois tailles, A, B et C, adaptées à la morphologie de toutes personnes de petite taille », précisent les co-fondateurs sur leur site. Des nouvelles mesures qui ne suivent pas la logique des tailles « standard ».

     

    Première collection en cours

    La première collection, exclusivement destinée aux femmes, est composée de vêtements du quotidien, simples et intemporels. Elle a été pensée pour répondre à différentes envies et aux besoins liés au nanisme. La chemise, le pantalon et la robe, trois modèles habituellement difficiles à retouchés, constituent ici les essentiels de la ligne, aux coupes ajustées. Les premières commandes seront financées grâce à une campagne de financement participatif. « Un grand soin a été porté au choix des tissus : des matières souples, aériennes et faciles à laver », ajoutent-ils.

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://informations.handicap.fr/art-ateliers-mode-nanisme-853-9652.php

    Source : Handicap.fr

     

  • Personnalisation de fauteuils : À chacun son identité !

    Un fauteuil qui a du style! Ou la personnalisation de fauteuils roulants vue par Véronique Barreau.

    Dans cette nouvelle chronique, Véronique Barreau s’est intéressée à un nouveau phénomène de mode qui se développe dans le milieu du handicap : la personnalisation de fauteuils roulants. Envie de se distinguer, d’affirmer son identité, de donner une autre fonction à ce dispositif médical en lui donnant des couleurs et en l’égayant… Témoignages et tour d’horizon.

    Il est devenu indispensable à la vie de millions de personnes dans le monde ; de façon temporaire ou permanente, il permet quotidiennement à des hommes et des femmes de se déplacer. Dispositif médical en partie remboursé par la sécurité sociale et par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), le fauteuil roulant de ville peut désormais être choisi au goût de chacun. Les fournisseurs internationaux rivalisent d’ingéniosité et de design pour satisfaire une demande toujours plus variée, car le client ne souhaite pas simplement se déplacer mais il aspire de plus en plus à un fauteuil qui lui ressemble.

    Une volonté de personnalisation
    « Je n’ai pas vraiment pensé au look de mon tout premier fauteuil, c’était juste après mon accident et j’avais déjà beaucoup de choses à gérer. Le plus important pour moi était de trouver un fauteuil léger, maniable, pratique et… dans mon budget ! Aujourd’hui, pour le second, je sais exactement ce que je veux : un fauteuil branché, qui ait du style, au look dynamique (comme moi !) et qui soit tout aussi léger que le premier ! », témoigne Florence.

    Pour lire l'article dans son intégralité : https://www.handirect.fr/personnalisation-de-fauteuils-roulants/

    Source : Handirect 

  • Le secourisme s'ouvre aux personnes en situation de Handicap

    C'est désormais officiel. Le handicap n'est pas une barrière à l'apprentissage du secourisme. A l'heure où chaque citoyen est appelé à devenir un acteur à part entière de la sécurité civile, les personnes à mobilité réduite (PMR) sont appelées à jouer pleinement leur rôle de sauveteurs potentiels. Un acquis dorénavant officiellement reconnu depuis la parution au Journal officiel de l'arrêté du 11 mars dernier qui fait entrer formellement en vigueur l'arrêté du 21 décembre 2016 fixant le référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à l'unité d'enseignement "Prévention et secours civiques de niveau 1" (PSC1). (Source Secours MAG)

     Voici un article illustrant bien cet événement.

    En effet, Gilles RUIZ le conseiller Municipal d'ARLES avait été reçu le mois dernier au Salon secours expo à Paris Avec Mireille FOUQUEAU La Directrice Territoriale Bouches du Rhone / Vaucluse.

    article Secourisme (1).jpg

  • Une mannequin en fauteuil défile sur les podiums

    Du haut d'un trône en bois porté par quatre hommes, Alexandra Kutas a salué l'assistance d'un geste souverain, devenant ainsi la première mannequin à défiler en Ukraine pour un événement aussi médiatisé. « J'avais envie de défiler pour montrer qu'une fille dans un fauteuil roulant peut être perçue comme une professionnelle de grande classe », explique-t-elle à l'AFP. La jeune fille de 23 ans, aux longs cheveux bruns et au sourire langoureux, assure avoir toujours rêvé d'être modèle. Pendant plusieurs années, elle a envoyé des lettres à des agences de mannequin, qui ont toutes refusé poliment sa candidature. « Ils m'ont dit que j'étais très jolie mais qu'ils ne savaient pas comment ils pouvaient me représenter car le marché n'est toujours pas mûr pour ça ».

    Pour lire l'article dans son intégralité : ttps://informations.handicap.fr/art-mannequin-fauteuil-roulant-989-9615.php

    Source : Handicap.fr

  • Au Reflet (Nantes), tous les serveurs sont trisomiques

    Dresser la table, faire le service, c'est très compliqué, mais j'adore ça" ; Antoine Beslot est l'un des six employés avec une trisomie 21 du Reflet, un restaurant "extraordinaire" et unique en France, qui ne désemplit pas depuis son ouverture début 2017 à Nantes. A l'entrée de ce restaurant aux murs en pierre et au mobilier flambant neuf, situé en plein coeur de Nantes, des clients viennent de passer commande : un tampon par choix entre les trois entrées, les deux plats et les trois desserts proposés au menu du jour.

    Ebahi par leurs progrès

    Antoine, 35 ans, tablier noir autour de la taille, file en cuisine, puis revient avec de l'eau, du pain et des verres à vin, avant de rire avec les cinq clients, dans une bonne humeur partagée : "C'est bien de rire dans la vie, ça défoule", lance le serveur. En intégrant un Ésat (Établissement et service d'aide par le travail), il a pu cumuler des expériences de travail, toujours en milieu protégé. Mais son nouveau poste au Reflet, bien que "très compliqué", a "tout changé" pour lui. Novices dans la restauration, Antoine et ses cinq collègues d'une vingtaine d'années, ont "appris les fondamentaux" pendant un mois, avant l'ouverture des portes. "Des gestes anodins répétés 100, 200 fois", du découpage de légumes au dressage de tables, qu'il faut encore parfois reprendre, souligne le gérant, Thomas Boulissière, "ébahi" par leurs progrès.

    Tout est pensé pour les personnes trisomiques

    Dans la salle de 36 couverts et en cuisine, tout a été "pensé et adapté pour les personnes trisomiques": des assiettes ergonomiques pour plus de stabilité, une prise de commandes simplifiée pour les serveurs qui ne savent pas tous lire et écrire, une carte réduite, mais aussi une salle de repos et une semaine de travail réduite à 24 heures, égrène Flore Lelièvre, 26 ans, à l'origine de l'établissement. Cette ancienne étudiante en architecture d'intérieur, dont le grand frère est atteint de trisomie, a imaginé ce lieu à la fin de ses études pour "créer une rencontre avec le reste de la société" et "faire tomber des préjugés, montrer que ces personnes peuvent travailler comme vous et moi et qu'elles ont beaucoup de choses à nous apporter", explique la jeune femme à l'AFP.

    On les encourage, on les réconforte, on les félicite

    Après avoir récolté plus de 400 000 euros en quelques mois auprès d'investisseurs et de donateurs, son projet de "restaurant extraordinaire" est devenu une réalité. En cuisine, la chef Farida Blondel, également éducatrice, donne d'une voix tendre ses instructions à ses aide-cuisiniers : "Allez, vous vous lavez les mains". "Aujourd'hui, on est super à la bourre mais c'est pas la peine de les stresser encore plus", glisse la cuisinière du Reflet, qui a appris à être "plus patiente et plus à l'écoute". "On les encourage, on les réconforte, on les félicite, et eux ils m'apportent une bonne énergie au quotidien, par leur douceur et leur attention. Quand je suis angoissée, ils me rassurent", raconte la chef, délaissant ses fourneaux pour une étreinte avec Pauline Bibard, devenue en quelques semaines la reine du "moelleux au chocolat sauce carambar".

    Un restau qui affiche complet

    Encore "un peu perdue dans les numéros de tables", Caroline Chollet, 25 ans, confie "qu'il faut aller très vite, mais je m'améliore. C'est génial pour moi. J'avais envie de grandir davantage, ma maman m'a beaucoup poussée pour travailler en milieu ordinaire, je pense que c'est une chance", explique fièrement la jeune femme, qui partage son service du midi entre la salle et la plonge. Le Reflet affiche déjà complet, quatre midis et trois soirs par semaine, jusqu'au printemps. "Ça fait le buzz, alors que ça devrait être banal. Ça prouve qu'il y a encore du chemin à faire" pour changer le regard sur le handicap, constate Flore Lelièvre. Celle-ci espère faire des émules ailleurs en France, comme en Italie où l'on dénombre une dizaine de restaurants similaires

    Source : Handicap.fr 

  • Madeline, trisomique, lance sa collection à New York

    Une jeune mannequin trisomique qui lance sa ligne sportswear ou de la lingerie étudiée pour les femmes ayant eu un cancer du sein : la Fashion Week de New York a été l'occasion le 12 février 2017 de défier quelques canons de la mode. Madeline Stuart, la jeune mannequin trisomique qui avait défilé sous les bravos à New York en septembre 2015 , est revenue présenter sa première collection.

    Une Supermannequin

    Pour les débuts de sa marque « 21 Reasons Why », cette Australienne de 20 ans a présenté une ligne sport et décontractée en lycra - avec collants, jupes et hauts barrés de messages comme « Supermannequin » ou « Je suis la Fashion Week ». « C'est (une ligne) dans laquelle tout le monde peut être confortable et se sentir bien dans sa peau », a expliqué à l'AFP Rosanne Stuart, la mère de Madeline. Le nom de la marque est une référence au 21e chromosome, dont l'anomalie est à l'origine de la trisomie, mais aussi à la volonté de voir le monde gagner en diversité, et au souhait d'avoir bientôt 21 ans, a-t-elle expliqué.

    Entièrement créée par Madeline

    Elle a souligné que la collection avait été entièrement créée par sa fille ainsi qu'elle-même. Madeline entend continuer à imprimer sa marque dans la mode : elle devait participer à un défilé lundi, travailler comme mannequin à Los Angeles et Londres, et espère montrer bientôt sa collection à Denver et à la Semaine de la mode de Paris. Madeline a aussi récemment obtenu un visa de travail américain, la « seule personne à souffrir d'un handicap mental » à avoir réussi à en obtenir un, a souligné sa mère. Le défilé de Madeline s'inscrivait dans une série de présentations originales organisées dans une galerie d'art du quartier de Lower East Side.

    Des femmes atteintes de cancer

    Avant « 21 reasons Why », les invités avaient assisté à un autre défilé fort en émotions, consacré à des femmes ayant été atteintes d'un cancer du sein. Seize femmes, d'âges et d'origines ethniques diverses, ont présenté de la lingerie et des tenues d'intérieur signées AnaOno, qui conçoit des vêtements spécialement pensés pour les femmes ayant eu une mastectomie ou une opération du sein. Certaines participantes ont dévoilé avec fierté leur poitrine reconstruite ou les doubles mastectomies subites, sous les encouragements du public, lors d'un défilé destiné à améliorer la connaissance de la maladie et à encourager la recherche.

    Source : Handicap.fr

     

  • Solishop, une boutique handi-solidaire en ligne

    Solishop est une boutique en ligne handi-solidaire. Elle propose aux professionnels d’acheter du matériel fabriqué par des structures du secteur protégé et adapté.

    Soutenir l’activité du secteur adapté et protégé : telle est la raison d’être de Solishop.fr, une boutique en ligne dédiée aux professionnels. Celle-ci propose uniquement des produits fabriqués dans des structures de travail adapté et protégé.  Lancée début 2016, cette boutique propose ainsi une gamme de produits variés, allant de l’épicerie fine à la décoration d’intérieur, sans oublier les produits de bien-être et les fournitures de bureau.

    Tous les produits proposés par Solishop font également l’objet d’un label « handi-fabriqué dans nos régions ».

    La présence de ce label assure aux consommateurs une totale transparence sur l’origine des produits et leur permet de découvrir leur qualité, souvent méconnues. Ce projet est porté par l’association Handicap Travail Solidarité qui développe différents projets permettant d’agir sur la création et le maintien d’emplois ainsi que sur l’insertion sociale des personnes en situation de handicap.

    « En facilitant l’accès aux produits du secteur adapté et protégé, Solishop permet d’en accroître la visibilité, d’augmenter leur chiffre d’affaires et de favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap, précise la société. Cela permet également aux entreprises de mieux remplir leurs obligations légales d’emploi de personnes en situation de handicap ».

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : https://solishop.fr/Solishop-730x565.jpg

    Source : Handirect 

  • Kiabi lance une collection de vêtements adaptés aux enfants handicapés

    Kiabi s’est associé à la marque “Les Loups bleus” pour proposer une collection de vêtements adaptés aux enfants en situation de handicap. Cette initiative d’une enseigne de prêt-à-porter grande distribution montre que les mentalités évoluent dans le bon sens.

    Des tee-shirts faciles à enfiler, des pantalons qui ne compriment pas et couvrent bien le dos… : le fruit d’une collaboration entre une créatrice et Kiabi. © Kiabi

    Ils sont beaux, pratiques et made in France. Des pantalons, des tee-shirts, des capes coupe-vent, des robes… Une petite collection capsule, comme on dit dans le jargon de la mode, pour désigner une collaboration entre un créateur et une enseigne de distribution grand public. Kiabi a conclu un partenariat avec Cécile Pouleur, la créatrice de la marque Les Loups bleus, spécialisée dans les vêtements adaptés pour enfants et adolescents.

    35 € pour un pantalon, 50 € pour une cape coupe-vent

    Lancée le 25 janvier, certaines pièces de la collection – disponible uniquement en ligne – ont été prises d’assaut. La preuve qu’elle répond à des besoins de praticité et de confort recherchés par beaucoup de parents. Certains ont salué cette initiative mais se sont montrés un peu échaudés par les prix : 16 € pour un tee-shirt, 30 € pour une robe, 35 € pour un pantalon, 50 € pour une cape coupe-vent… Le prix du savoir-faire et de la fabrication française…

    Des enfants en situation de handicap comme mannequins

    Les visuels ont été réalisés avec des enfants en situation de handicap qui ont joué les mannequins. Une initiative évidente, montrant tout le respect de la démarche, pas simplement commerciale de la marque. 

    À découvrir sur kiabi.com

    Source : faire face

  • Styliste médicale : un nouveau métier adapté au handicap

    Anne-Cécile Ratsimbason, 32 ans, a inventé le métier de “styliste médicale”. Elle réalise des vêtements et accessoires convenant à diverses pathologies et handicaps. Des créations sur mesure pour doper l’estime de soi et faciliter la vie.

    © David Delaporte

    Les vêtements d’Anne-Cécile Ratsimbason sont faits pour les personnes utilisant un appareillage mobile, notamment. © David Delaporte

    Faire Face : Comment est né votre projet ?
    Anne-Cécile Ratsimbason : De mon double parcours de patiente et styliste. Entre 19 et 29 ans, j’ai dû porter un corset orthopédique pour soigner une scoliose et deux hernies discales. En parallèle, j’ai suivi des études d’art et de stylisme.

    En 2014, alors que je démarrais ma carrière dans le prêt-à-porter, mon médecin rééducateur du dos m’a lancé un défi : celui de créer des vêtements à la fois jolis et adaptés. Il a alors mis à ma disposition une pièce dans son cabinet à Nice.

    Chaque mercredi, je recevais des adolescentes, je discutais longuement avec elles pour adapter le vêtement à leur pathologie, pour choisir les matières et les couleurs. Je concevais ensuite une pièce sur mesure pour qu’elles se sentent bien et acceptent de porter le corset.

    FF : Aujourd’hui à quels patients s’adressent les vêtements que vous dessinez, fabriquez et commercialisez ?
    A-C.R : À des patients de tous âges atteints de diverses pathologies ou d’un handicap utilisant un appareillage mobile (fauteuil roulant, béquilles, déambulateur…). Ils sont aussi destinés aux personnes suivant un traitement exigeant l’utilisation de matériel (sonde, perfusion, pompe…).

     

    Pour lire l'article dans son intégralité : http://www.faire-face.fr/2017/01/17/styliste-medicale-metier-handicap/

    Source : faire face

  • CONSTANT & ZOE : Elle a lancé une gamme de vêtements astucieux pour personnes handicapées

    Derrière le nom de la marque, une histoire de famille. « Constant & Zoé » est une toute jeune entreprise qui propose des vêtements astucieux spécialement conçus pour les personnes handicapées. La cible, pour l’instant : les enfants et les jeunes adultes.

    Le concept a été lancé il y a un an et demi par Sarah Da Silva Gomes, entrepreneuse lyonnaise de 26 ans. L’idée lui est naturellement venue de Constant, son frère de 22 ans. Le jeune homme est infirme moteur cérébral depuis la naissance, à la suite d’une erreur médicale. Les séances d’habillage particulièrement laborieuses ont alors convaincu la jeune femme de se lancer dans l’aventure.

    Rompre l’isolement

    « Enfiler un tee-shirt, cela paraît anodin. Pour Constant, c’est une épreuve. Ce sont des gestes quasiment impossibles à faire et très douloureux car il est obligé de forcer sur ses membres complètement rigides. Ce n’est pas agréable pour lui, et pour les aidants, c’est épuisant », raconte Sarah. « Quand vous devez sortir et que vous mettez une heure pour l’habiller, vous y réfléchissez ensuite. Le risque, c’est de rester chez soi et de s’isoler petit à petit ».

    En collaboration avec un bureau d’études, la jeune entrepreneuse a développé tout une gamme de vêtements adaptés (dont la collection été vient de sortir). Rien n’a été laissé au hasard. Chaque détail a été soigneusement pensé. Lors de l’étude de marché, Sarah a multiplié les rencontres avec des ergothérapeutes, des directeurs de centre, des parents d’enfants handicapés ou des seniors en perte de mobilité afin de glaner un maximum de suggestions.

    Le concept a été lancé il y a un an et demi par Sarah Da Silva Gomes, entrepreneuse lyonnaise de 26 ans. L’idée lui est naturellement venue de Constant, son frère de 22 ans. Le jeune homme est infirme moteur cérébral depuis la naissance, à la suite d’une erreur médicale. Les séances d’habillage particulièrement laborieuses ont alors convaincu la jeune femme de se lancer dans l’aventure.

    Rompre l’isolement

    « Enfiler un tee-shirt, cela paraît anodin. Pour Constant, c’est une épreuve. Ce sont des gestes quasiment impossibles à faire et très douloureux car il est obligé de forcer sur ses membres complètement rigides. Ce n’est pas agréable pour lui, et pour les aidants, c’est épuisant », raconte Sarah. « Quand vous devez sortir et que vous mettez une heure pour l’habiller, vous y réfléchissez ensuite. Le risque, c’est de rester chez soi et de s’isoler petit à petit ».

    Sarah Da Silva Gomes a lancé Constant & Zoé en janvier 2015, proposant des habits astucieux pour personnes handicapées

    Source : 20minutes.fr